ONAPAC : Pendant que les détracteurs comptent les rumeurs, Mymi Monga compte les résultats

À Kinshasa, il existe un sport national qui ne figure dans aucune compétition officielle : critiquer ceux qui travaillent. Pendant que certains excellent dans les conférences de presse improvisées sur les réseaux sociaux, d’autres préfèrent les tableaux de bord, les indicateurs de performance et les résultats mesurables.

Depuis son arrivée à la tête de l’ONAPAC en 2023, la Directrice Générale, Mme Mymi Monga Numbi, a choisi une devise simple : répondre aux attaques par les réalisations. Une stratégie peu spectaculaire pour les amateurs de polémiques, mais particulièrement efficace pour ceux qui attendent des résultats.

Les chiffres avancés par la direction de l’Office parlent d’eux-mêmes. Le contrôle de la filière cacao serait passé de 6 000 à plus de 70 000 tonnes, illustrant une volonté affirmée de lutter contre la fraude qui, pendant des années, a privé l’État de précieuses ressources. Visiblement, certains regrettent davantage la fin des anciennes habitudes que l’avènement d’une gestion plus rigoureuse.

Sur le plan social, les agents de l’ONAPAC constatent également des évolutions : amélioration progressive de l’enveloppe salariale, augmentation des frais de transport et efforts pour résorber des arriérés qui semblaient autrefois appartenir à une éternité administrative.

Là où certains voyaient une institution condamnée à la routine, le nouveau Comite de gestion affirme avoir choisi la voie des réformes.
L’exploit le plus commenté est la realisation par l’Etat congolais d’un montant de 1 milliards de USD en retour des capitaux des exportations cacao en 2025 en grande partie grace au travail de l’actuel Comité de gestion, une performance présentée comme inédite dans l’histoire de l’établissement.

Une réussite qui dérange sans doute davantage ceux qui prospéraient dans les zones grises que ceux qui aspirent à une gouvernance moderne.
Être manager, ce n’est pas rechercher les applaudissements quotidiens.

C’est prendre des décisions difficiles, combattre les réseaux de fraude, assumer les critiques et poursuivre les objectifs fixés malgré les tempêtes médiatiques.

À ce jeu, Mme Mymi Monga semble avoir compris qu’un Etablissement public ne se dirige ni avec des hashtags ni avec des campagnes de dénigrement, mais avec une vision, la discipline et la constance.
Son action s’inscrit, selon plusieurs sources, dans la dynamique impulsée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, qui fait de la bonne gouvernance, de la lutte contre les détournements et de la valorisation des ressources nationales des priorités de son mandat.

Les campagnes de désinformation passent, les publications virales s’effacent et les polémiques changent de cible. Les résultats, eux, restent inscrits dans les bilans.
L’histoire administrative enseigne une vérité simple : lorsqu’un gestionnaire commence à déranger certains intérêts, c’est souvent parce qu’il a commencé à changer les règles du jeu. Et pendant que les uns investissent dans les attaques, d’autres continuent d’investir dans le travail.

Au fond, le véritable débat n’est pas de savoir combien de rumeurs circulent sur les réseaux sociaux, mais combien de réformes survivent au temps. Car les insultes ne bâtissent aucune institution. Le management, lui, laisse des traces.

Times.cd

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