Chronique d’un mirage capitalistique, d’un fantôme actionnaire et de quelques plafonds suspects à la MIBA SA

I. Anatomie d’un mirage : L’Actionnaire Minoritaire et ses Amis Imaginaires
La vénérable MIBA SA (Minière de Bakwanga) cumule les difficultés classiques : un outil de production qui a connu des jours meilleurs, des gisements qui jouent à cache-cache avec la certification, et une trésorerie aux abois. Mais le véritable chef-d’œuvre de cette tragédie industrielle réside dans sa structure actionnariale.

D’un côté, nous avons l’État congolais, actionnaire à 80 %, qui s’échine, transpire et tente de sauver les meubles. De l’autre, l’actionnaire minoritaire à 20 % : un concept philosophique, un mythe urbain, une équation quantique.

Depuis la dissolution judiciaire de la SIBEKA par un tribunal belge, ce dit « actionnaire minoritaire » s’est évaporé dans la nature pour laisser place à un charmant réseau mafieux. Ses caractéristiques techniques sont fascinantes :
Zéro existence juridique (mention spéciale à ASA RESSOURCE GROUP PLC, introuvable aussi bien à Londres qu’en Afrique du Sud).
Zéro adresse physique.

Zéro capacité financière ou technique.
En revanche, un talent olympique pour percevoir des avantages industriels sur le dos de l’État congolais sans jamais verser le moindre centime.

Chronique d’une escroquerie surréaliste
Quand il s’agit de participer à l’augmentation du capital social — une obligation légale incontournable pour éviter la faillite pure et simple de l’entreprise —, nos fantômes préférés disparaissent dans un nuage de fumée juridique. L’État congolais, magnanime et surtout seul à bord, accepte de mettre 50 millions de dollars sur la table, tandis que le clan fantôme est sommé d’apporter 12,5 millions. Ne possédant ni les fonds ni le droit d’être là, la bande s’invente des recours en référé au tribunal de commerce pour bloquer la recapitalisation.

Heureusement, une mission de vérification de main de maître en octobre et novembre 2024 à Bruxelles, Londres et Johannesburg par le Président du Conseil d’Administration a fini par le démontrer : La SIBEKA (avant sa disparition) n’a jamais cédé ses parties à cette mascarade d’entreprise.

Le notaire bruxellois consulté en atteste documents à l’appui : c’est un canular grandeur nature, une escroquerie de haut vol.
Pour couronner le tout, le réseau s’accroche désespérément à une clause de quorum de 85 % … en oubliant politiquement que l’Assemblée Générale a ramené ce seuil à 51 % conformément au droit OHADA.
Le tour de passe-passe a fait long feu. Les autorités compétentes préparent la sortie de route définitive de ces illusionnistes.
II. Le Cas du PCA Jean-Charles Okoto Lokombe : Entre Faux Fichiers et Vrais Plafonds
Le pamphlet qui circule actuellement sur la toile attribue à Monsieur Jean-Charles OKOTO LOKOMBE (actuel Président du Conseil d’Administration de la MIBA SA) des faits dignes d’un roman de série B : un prétendu détournement de 80 millions de dollars en 2004, des mandats d’arrêt internationaux et une fuite éperdue face à la justice belge.
Note administrative : Ces accusations sont aussi réelles qu’un billet de 3 euros. Elles n’ont qu’un seul objectif : salir une réputation à grand renfort d’imagination fertile.
Remise en perspective historique et… immobilière.

À l’époque des faits reprochés par la justice belge, il ne s’agissait nullement d’un détournement, mais d’une procédure conjointe avec la Banque Centrale du Congo portant sur des acomptes fiscaux. En clair : la République, assiégée et exsangue, a utilisé ses propres ressources pour survivre et faire face à l’occupation. Pour tout patriote, cet acte a traduit sauvé le pays.

Mais d’où sort cette cabale ? L’enquête (technologique et cybercriminelle) a rapidement identifié le commanditaire : un ancien administrateur de la MIBA SA reconverti dans la rancune tenace. L’homme a un passif pour le moins pittoresque :

Pendant que Monsieur Okoto Lokombe était gouverneur du Kasaï-Oriental, notre fin limier cachait… des Rwandais dans son plafond à Mbuji-Mayi.

Démasqué à l’époque pour ces activités d’isolation thermique clandestine, il nourrit depuis lors une haine féroce qu’il recycle aujourd’hui en accusations diffamatoires contre le PCA et, par ricochet, contre l’État.
Les services de sécurité ont été saisis. Les auteurs de cette farce littéraire et judiciaire viendront prochainement expliquer aux autorités la structure exacte de leurs plafonds et la légèreté de leurs dossiers.
Avertissement final : À bon entendeur, le spectacle est effectivement terminé. Les rideaux tombent sur les faux actionnaires et les stratégies du grenier.

Pour la Rédaction : Alkam Kamikentshi

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