ExpoBéton 12 : Félix Tshisekedi appelle à construire pour durer et servir les populations
Les infrastructures ont occupé une place centrale dans le discours de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à l’ouverture de la 12ᵉ édition d’ExpoBéton RDC. Devant les professionnels du bâtiment, les ingénieurs, les architectes, les investisseurs et les acteurs publics réunis à Kinshasa, le chef de l’État a insisté sur une exigence : construire des ouvrages qui durent, mais surtout des ouvrages qui répondent concrètement aux besoins des populations.
Placée sous le thème « Kinshasa, locomotive de la transformation des villes de la RDC », cette édition d’ExpoBéton se tient du 7 au 10 octobre 2026 et met notamment l’accent sur les infrastructures, la mobilité urbaine, les normes de construction et l’aménagement des villes.
Dans son adresse, Félix Tshisekedi a directement interpellé les professionnels chargés de concevoir et de réaliser les ouvrages. Pour lui, la qualité d’une infrastructure ne peut pas être dissociée du respect des normes techniques. Le président a ainsi appelé les ingénieurs et les architectes à appliquer rigoureusement les règles de l’art, estimant que cette responsabilité dépasse le simple cadre professionnel.
« Le respect des règles de l’art est un devoir envers la collectivité. Il protège des vies, préserve les investissements et fonde la confiance dans vos professions », a-t-il déclaré.
À travers cette interpellation, le chef de l’État a mis en avant la nécessité de privilégier des constructions durables plutôt que des ouvrages nécessitant rapidement des réparations. Routes, bâtiments et autres infrastructures doivent, selon son propos, être pensés avec une vision de long terme.
Mais au-delà du béton et des ouvrages visibles, Félix Tshisekedi a surtout voulu rappeler la finalité des infrastructures : servir les citoyens.
Une route, a-t-il expliqué, ne doit pas être considérée uniquement comme un axe reliant deux points. Elle prend tout son sens lorsqu’elle permet à un agriculteur d’acheminer sa production, à une entreprise de recevoir ses équipements et à une famille de rejoindre plus facilement une école ou un centre de santé.
Cette approche place ainsi l’infrastructure au cœur de l’activité économique et sociale. Les routes doivent faciliter la circulation des personnes et des marchandises, tandis que les équipements publics doivent rapprocher les services essentiels des populations.
À Kinshasa, où l’expansion urbaine pose d’importants défis en matière de mobilité, d’habitat, d’eau, d’électricité et d’assainissement, cette question prend une dimension particulière. L’édition 2026 d’ExpoBéton entend justement réfléchir à la manière d’accompagner cette croissance urbaine tout en organisant les espaces et en renforçant les infrastructures.
Le programme de la rencontre prévoit d’ailleurs des échanges consacrés aux normes de construction et au contrôle technique, mais également au rôle des géomètres, urbanistes, architectes et ingénieurs dans la création de nouvelles cités et la rénovation des anciennes villes.
Dans cette dynamique, le message présidentiel apparaît comme un rappel aux différents acteurs du secteur : construire ne suffit pas. Il faut construire utile, conforme aux normes et durable.
À travers ExpoBéton, les débats se poursuivent donc autour d’une même question : comment faire des infrastructures un véritable levier de transformation des villes congolaises, tout en veillant à ce qu’elles répondent aux réalités quotidiennes de ceux qui les utilisent ?