Dialogue national inclusif : Willy Bakonga fixe les lignes rouges du PCN

L’annonce par le Président de la République, Félix Tshisekedi, de l’organisation prochaine d’un dialogue national inclusif continue d’animer la scène politique. Dans les états-majors des partis et regroupements politiques, les réactions se multiplient, chacun cherchant à définir les conditions de sa participation à ce processus.

C’est dans ce contexte que Willy Bakonga Vilima, président national et autorité morale du Parti pour un Congo nouveau (PCN), a rendu public un cahier de charges en dix points. Datée du 20 juillet 2026 et transmise à Times.cd, cette déclaration expose les principes que son parti estime indispensables à la tenue d’un dialogue « digne de la souveraineté de la République démocratique du Congo ».

Au cœur de cette prise de position figure une exigence : le dialogue ne doit, selon le PCN, produire des résultats que dans le respect strict de la souveraineté nationale, de l’indépendance du pays et de son intégrité territoriale. Le parti rappelle que la souveraineté appartient exclusivement au peuple congolais et affirme qu’aucun compromis politique ne devrait remettre en cause les intérêts fondamentaux de la Nation ni légitimer une quelconque occupation étrangère.

Le document énumère également plusieurs préalables jugés incontournables avant l’ouverture des discussions. Parmi eux figurent le respect du mandat constitutionnel du Président de la République et des institutions en place, l’indemnisation ainsi que la réinsertion des victimes des conflits, le retrait immédiat et sans condition des troupes rwandaises du territoire congolais, le rejet du mixage et du brassage des groupes armés au sein des FARDC, ainsi que le refus de faire du partage des postes politiques l’objectif principal du dialogue.

À travers cette démarche, le PCN entend contribuer au débat national en proposant un cadre qu’il considère compatible avec la défense des intérêts supérieurs de la République démocratique du Congo.

Ci-dessous, l’intégralité du cahier de charges du Parti pour un Congo nouveau (PCN) pour un dialogue national digne de la souveraineté de la RDC.

Introduction

Le Parti pour un Congo Nouveau (PCN), membre de l’Union Sacrée de la Nation et engagé aux côtés des institutions légitimes de la République dans la consolidation de l’État de droit, de la paix et de la cohésion nationale, suit avec une attention particulière les initiatives entreprises par Son Excellence Monsieur Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République, Chef de l’État.

Le PCN salue l’ouverture politique et l’esprit de responsabilité dont fait preuve le Chef de l’État à travers son adhésion au principe d’un dialogue national inclusif. Cette démarche traduit son profond attachement à l’unité nationale, sa volonté constante de rechercher des solutions concertées aux défis auxquels fait face notre pays, son sens élevé du leadership ainsi que son amour indéfectible pour la République démocratique du Congo et son peuple.

Toutefois, le Parti pour un Congo Nouveau rappelle que tout dialogue national ne peut produire des résultats bénéfiques que s’il est conduit dans le strict respect de la souveraineté nationale, de l’indépendance de la République et de l’intégrité territoriale du pays. Conformément à l’article 5 de la Constitution de la République démocratique du Congo, la souveraineté nationale appartient exclusivement au peuple congolais. Dès lors, aucune négociation, aucun compromis politique et aucun accord issu du dialogue ne peuvent avoir pour conséquence de compromettre la souveraineté de l’État, de légitimer une occupation étrangère ou de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation.

Dans cet esprit, le Parti pour un Congo Nouveau (PCN) présente les préalables ci-après comme son cahier des charges politique, patriotique et républicain devant encadrer les discussions du dialogue national en cours.

  1. Respect absolu du mandat légitime du Président de la République et de toutes les institutions du pays

Le PCN, en sa qualité de membre de l’Union Sacrée de la Nation, réaffirme son attachement au respect du mandat constitutionnel de Son Excellence Monsieur Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République démocratique du Congo. Conformément aux articles 69 et suivants de la Constitution, le Président de la République est le garant de la Nation, de l’indépendance nationale, de l’intégrité territoriale ainsi que du fonctionnement régulier des institutions et des violations graves des droits humains.

  1. Indemnisation des victimes des guerres, des conflits armés et des violations graves des droits humains

Le PCN considère que la reconnaissance des souffrances subies par les populations congolaises constitue une exigence morale, juridique et politique incontournable. Des millions de citoyens ont été victimes de massacres, de déplacements forcés, de violences sexuelles, de pillages et de destructions causées par les conflits armés qui ont endeuillé plusieurs provinces du pays. Conformément aux articles 16 et 61 de la Constitution garantissant la protection de la personne humaine et des droits fondamentaux, le dialogue doit prévoir la mise en place d’un mécanisme national d’indemnisation et de réparation en faveur des victimes. La paix durable ne peut être construite sans justice ni réparation.

  1. Reclassement et réinsertion des victimes des conflits

Le PCN recommande l’adoption d’une politique nationale de reclassement socioéconomique des victimes des conflits armés, des déplacés internes ainsi que des populations affectées par l’insécurité persistante. Cette mesure répond aux impératifs de justice sociale et de reconstruction nationale.

  1. Condition d’éligibilité pour les futures élections

Nul ne peut se porter candidat aux futures élections, toute personne membre d’un groupe rebelle ou qui a fait recours aux armes.

  1. Recensement obligatoire en vue d’identifier les vrais congolais

Le PCN considère que le recensement général de la population nationale et l’identification de la Population (ONIP) est un préalable indispensable. Il est nécessaire pour établir une base de données fiable, identifier les congolais et sécuriser le corps électoral face aux infiltrations. C’est un impératif de souveraineté nationale.

  1. Libération sans condition ni délais des provinces occupées (suivant l’accord des États-Unis)

Le PCN considère que la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national constitue une priorité absolue et non négociable. Le dialogue doit réaffirmer l’engagement de toutes les parties à œuvrer pour la libération totale des territoires occupés et pour le retour effectif de l’administration publique sur les zones sous menace.

  1. Retrait immédiat et sans condition des troupes rwandaises du territoire congolais

Le PCN exige le retrait immédiat et sans condition de toutes les forces étrangères présentes illégalement sur le territoire national. Cette exigence est conforme aux articles 2 et 3 de la Constitution relatifs à l’intégrité territoriale et à l’inviolabilité des frontières de la République.

  1. Rejet du mixage et du brassage des groupes armés au sein des Forces Armées de la République

Le PCN s’oppose à toute politique de mixage ou de brassage susceptible d’affaiblir davantage les Forces Armées de la République démocratique du Congo. La Loi organique n°11/012 du 11 août 2011 portant organisation et fonctionnement des Forces Armées de la République démocratique du Congo consacre le principe d’une armée républicaine, professionnelle et disciplinée.

  1. Réforme constitutionnelle avant les prochaines échéances électorales

Le PCN estime qu’une réflexion nationale approfondie sur certaines dispositions institutionnelles de la Constitution pourrait contribuer à renforcer la stabilité des institutions, l’efficacité de l’action publique, la gouvernance démocratique et la cohésion nationale.

  1. Refus du partage du pouvoir comme finalité du dialogue

Le PCN rejette toute tentative visant à transformer le dialogue national en cadre de partage du pouvoir ou de redistribution des postes politiques. Le dialogue doit demeurer un espace de recherche de solutions aux problèmes fondamentaux de la Nation et non un mécanisme destiné à satisfaire des ambitions individuelles.

Conclusion

Le Parti pour un Congo Nouveau (PCN) demeure convaincu que le dialogue national inclusif constitue une opportunité majeure pour renforcer l’unité nationale, consolider la paix et apporter des réponses durables aux défis sécuritaires, politiques, économiques et sociaux auxquels fait face la République démocratique du Congo. Le succès de cette initiative dépendra du respect absolu de la souveraineté nationale, de cette initiative dépendra du respect absolu de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale, de la justice pour les victimes, du renforcement des institutions républicaines et de la préservation des intérêts supérieurs de la Nation.

Fait à Kinshasa, le 20/07/2026

Pour le Parti pour un Congo Nouveau « P.C.N. »
Hon. Willy BAKONGA VILIMA
Autorité morale

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