Kinshasa paralysée: comme disait Etienne Tshisekedi, « le pouvoir n’appartient pas à un groupe, il appartient au peuple » ( Joseph Olenga Nkoy)
La capitale congolaise a vécu ce mercredi une journée inhabituelle : rues désertes, commerces fermés et transports quasiment paralysés. L’appel à la ville morte lancé par l’opposition politique a été suivi massivement, marquant un moment fort dans la mobilisation contre la loi référendum et le changement de la constitution.
Dès les premières heures de la matinée, les artères principales de la ville étaient étrangement silencieuses. Les habitations, les marchés et les entreprises ont respecté l’appel à la grève générale, transformant la ville en un théâtre presque irréel de calme et de vide.
Les rares véhicules qui circulaient le faisaient à pas de tortue, encadrés par des forces de sécurité déployées pour prévenir tout débordement.
Les leaders de l’opposition ont salué la mobilisation.
« Le peuple vient de faire entendre sa voix sur le territoire national. Le pouvoir n’appartient pas à un groupe, il appartient au peuple », a déclaré Joseph Olenga Nkoy, citant Étienne Tshisekedi, figure emblématique de la lutte pour la démocratie en RDC.
« Nous ne pouvons plus accepter que le destin de millions de Congolais soit dicté par l’arbitraire. »
Dans les quartiers populaires, la population s’est montrée solidaire, malgré les difficultés engendrées par l’arrêt des activités commerciales et des transports.
« C’est difficile de rester à la maison toute la journée, mais nous devons montrer que nous avons notre mot à dire », confie une commerçante du marché central, les bras chargés de sacs vides.
Cette journée ville morte, décrite par certains analystes comme un « baromètre de popularité de l’opposition », démontre la capacité de mobilisation de celle-ci et la volonté du peuple de se faire entendre dans un contexte politique tendu.
Le gouvernement, pour sa part, n’a pas encore réagi officiellement à cette démonstration de force citoyenne.
Alors que la journée s’achève, Kinshasa reprend peu à peu son rythme normal, mais le message est clair : l’opposition et la société civile entendent peser dans le débat politique et affirmer que la souveraineté nationale appartient aux Congolais.