Kinshasa : face à l’insécurité, les bourgmestres de la Tshangu réclament davantage de policiers et d’équipements

Une réunion élargie du comité provincial de sécurité s’est tenue jeudi 7 mai dans la commune de N’djili, sous la coordination du Vice-Premier ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières. Cette rencontre avait pour objectif d’évaluer la situation sécuritaire dans la ville de Kinshasa, avec un accent particulier sur le district de la Tshangu.
Cette réunion intervient au lendemain des attaques perpétrées contre des églises catholiques et protestantes dans les communes de N’djili et Kimbanseke par des hommes armés non identifiés.

Prenant la parole après l’ouverture des travaux par le VPM de l’Intérieur, le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a dressé l’état des lieux sécuritaire de la capitale. Il a affirmé que la situation demeure globalement calme et qu’aucune menace majeure de déstabilisation ou d’intrusion n’est actuellement signalée, malgré certaines poches d’insécurité attribuées à des individus opérant parfois en uniforme.
Le gouverneur a notamment relevé des avancées dans la commune de N’sele grâce à l’implication de la base de Kibobanga.

Concernant les récentes attaques contre les lieux de culte, il a indiqué avoir instruit le commissaire provincial de la police de renforcer la sécurité autour des paroisses visées et d’intensifier les patrouilles de jour comme de nuit.
Selon le commissaire provincial, les présumés auteurs des actes de vandalisme et de terrorisme commis dans une paroisse catholique ont été arrêtés. Un procès en flagrance devait s’ouvrir ce vendredi devant le tribunal militaire de garnison de N’djili.

Les bourgmestres des communes de Masina, N’djili, Maluku, N’sele et Kimbanseke ont unanimement plaidé pour un renforcement des effectifs policiers ainsi qu’un meilleur équipement des forces de sécurité.
Ils ont souligné l’urgence d’améliorer les capacités logistiques de la police afin de répondre efficacement aux défis sécuritaires.

La commune de Masina a notamment déploré l’absence de bus Kabasele ou d’autres moyens de transport adaptés, contraignant les policiers à intervenir à moto. De son côté, N’sele a indiqué ne disposer que d’un seul bus malgré l’immensité de son territoire.

En conclusion, le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a encouragé le gouvernement provincial ainsi que les bourgmestres à multiplier les réunions sécuritaires afin d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations des habitants.

Par ailleurs, les autorités ont démenti les informations relayées sur certains réseaux sociaux faisant état d’un prétendu blâme adressé par le VPM de l’Intérieur au gouverneur de Kinshasa. Elles dénoncent une campagne de manipulation médiatique à caractère politique et appellent la population kinoise à la vigilance.

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