Université de Kalemie : les étudiants en insurrection, le comité de gestion au bord de la chute

La fracture est désormais ouverte. À l’Université de Kalemie, les amphithéâtres sont désertés, les portails verrouillés et la tension atteint son paroxysme. Les étudiants ont décrété une journée « ville morte » et lancé une marche de grande ampleur pour exiger le départ pur et simple du comité de gestion.

Ce soulèvement n’a rien d’improvisé. Il est l’aboutissement d’un malaise profond qui s’est enraciné au fil des mois. Les manifestants dénoncent une gouvernance jugée opaque, marquée par des décisions unilatérales et déconnectées des réalités socio-économiques locales.

Au cœur de la contestation :

Le non-paiement récurrent des enseignants, qui compromet la qualité des cours et plonge le calendrier académique dans l’incertitude ;

La hausse controversée du taux de change du dollar appliqué aux frais académiques, considérée comme un fardeau insupportable pour des familles déjà fragilisées.

Pour les étudiants, la crise dépasse la simple administration universitaire : elle touche à leur dignité et à leur avenir. « Nous refusons de bâtir notre futur dans le désordre », martèlent plusieurs d’entre eux.

Sous la coordination de Monsieur Bruno, les activités académiques ont été suspendues et une marche pacifique a été organisée en direction du Gouvernorat provincial afin d’interpeller directement les autorités.

La mobilisation marque un tournant décisif pour l’université publique de Kalemie. Sans réponse rapide et structurée, la crise pourrait s’enliser durablement, avec des répercussions majeures pour toute la province du Tanganyika.

La Rédaction

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