RDC-S’insurgeant contre l’acquisition d’un immeuble par le FOMIN

Jules Alingete viole un arrêt de la Cour d’appel de Kinshasa.

Pour alimenter son propre compte au détriment de la jeunesse congolaise et des générations futures, l’inspecteur général des finances, chef de service Jules Alingete se donne le luxe de mener une guerre contre le décret-loi du Premier ministre pourtant décidé en conseil des ministres sous la présidence du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Ledit décret-loi nomme le collège des commissaires aux comptes censé contrôler le FOMIN (Fonds minier pour les générations futures).

Alors qu’il est désormais établi que la bonne gouvernance du FOMIN peut favoriser la mobilisation des recettes à hauteur de 100 millions de dollars par an pour les générations futures, l’IGF estime qu’il doit briser cet élan porteur de bien des espoirs pour la jeunesse congolaise.

Jules Alingete Key serait-il au-dessus de la loi? Les instances judiciaires seront-elles sous sa botte? Mystère!

En tout cas, pour n’avoir pas perçu les 40% du FOMIN qu’il exige, Jules Alingete a délibérément violé un arrêt de la Cour d’appel de Kinshasa Gombe lui demandant de cesser avec ses habitudes arbitraires et de se conformer aux lois de la République.

Pourtant, les gestionnaires du FOMIN ne recourent qu’à 20% des fonds mis à leur disposition pour le fonctionnement tandis que les 80% restants sont frappés d’indisponibilité et ne peuvent être décaissés que sur décision du conseil des ministres.

« Il est tout à fait arbitraire d’interdire les mouvements de sortie des fonds de tous le comptes du FOMIN sans se baser sur les prescrits de l’article 12 de l’ordonnance n°87-323 du 15 septembre 1987 que vous citez dans votre précitée, lequel article subordonne la saisine des comptes à l’autorisation préalable du président de la République, chef de l’État et à celle d’autres institutions judiciaires de la République », soutient la Cour d’appel de Kinshasa.

En effet, l’acquisition d’un immeuble pour abriter la direction générale du FOMIN a poussé ce soi-disant gendarme de la bonne gouvernance à s’arroger le pouvoir d’écrire au service attitré de bloquer les comptes du FOMIN oubliant que la mission principale du FOMIN, aux termes de l’article 2 du décret-loi le créant, est de créer des richesses au profit des générations futures en garantie de l’après-mines.

En tant établissement public doté de la personnalité juridique et jouissant d’une autonomie administrative et financière, le FOMIN peut acquérir autant d’immeubles que possible pourvu que cela rencontre son objectif principal de création des richesses. Quel péché auraient alors commis le comité de gestion en général et le président du conseil d’administration en particulier?

Selon la loi des finances, le Fonds minier pour les générations futures ne figure pas sur la liste des entreprises qui doivent reverser une quote-part au trésor public. Mener la guerre à son comité de gestion qui pense aux générations futures montre que l’IGF est de connivence avec les entreprises minières qui exploitent illégalement les minerais congolais.Il sied de souligner qu’à cette allure, I’IGF veut prendre en otage l’avenir des générations futures. D’où, il est temps que la jeunesse ouvre l’œil et le bon pour qu’elle comprenne qui travaille pour son intérêt et celui qui combat ses intérêts.

Selon nos analyses, le comité de gestion du FOMIN travaille pour que les générations futures ne manquent rien après l’exploitation des mines sur le sol congolais.

D’autres informations dans nos prochaines éditions.

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