RDC: la mutation du cinéma congolais vers une industrie professionnelle

Tenu au sein du mythique amphithéâtre de la Cité du Vatican de la Culture congolaise, le Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa, ce vendredi 29 septembre 2023, avec un panel des vertébrés du 7ème Art congolais dont la réalisatrice, Clarisse Muvuba de la Cinef, le réalisateur Michée Sunzu et le réalisateur Jimmy Tissanabo, sous la modération du journaliste Barth Kabuya.

Cette rencontre a eu pour thème exploré  » Quel cinéma pour le Congo », thème dans lequel chaque paneliste avait pris sa partie de la poire avant de servir au public de quoi voyager à travers l’espace, la navette du cinéma congolais. Dans cette même logique, de manière unanime, les panelistes ont relevé les grandes difficultés du cinéma congolais. Ses entraves, selon le cinéaste JimmyTissanabo, il n’existe pas encore le cinéma au pays, les entraves sont nombreuses. Entendre Michée Sunzu, le cinéma au Congo n’est pas la réalité du quotidien congolais, selon cet homme derrière la caméra, les thèmes souvent exploités ne sont pas de notre culture, c’est parfois  » Maboke », qui incarne notre métier du petit écran, bien que ça se fait comme sans gants , sans aucun aménagement. Par ailleurs, la promotrice du Festival du Cinéma au Féminin, la dame, Clarisse Muvuba, selon elle, nous ne sommes pas encore professionnels, parce qu’il n’ y a pas des distributions des tâches. Le même réalisateur, qui est dans la peau du scénariste est au plus distributeur et producteur. La dame du cinéma au féminin, a dans son intervention, balayé, le manque du parrainage par les instances du pays. Dans son envol avec le temps qui lui a été accordé, Mme Muvuba, a doigté le ministère de tutelle qui ne vient pas comme un parent regardant dans leur domaine.

Pour ce faire, le journaliste et critique culturel Congolais, Barca Fibilulu Mpia d’InfoCongo.net, avait mis à contribution lors de son intervention, l’idée selon laquelle, le cinéma congolais, doit incarner le rêve congolais, doit encore nous relater les mythes du pays, l’ontologie du muntu congolais, notre folie de grandeur, notre histoire, notre sociologie, les personnalités du pays, Mengu Mengu, Kuku Mpemba, Ebale Mbongé, Niarkos, Kadima, Kulu Mambo, le mythe d’Angwalima, Asumba na Nganda, le géant Kinshasa, Maître Tiwara, Maître Decantor, Mabika Kalanda, Kimpa Vita, Kimbangu … La valorisation des savants, Félix Malu, Bingoto, Joseph Olangi, Zamenga, Sophie Lihau Kanza,Thomas Kanza, Lumumba, Paul Panda Farnana … Des héros militaires : JosephTshatshi, Justin Kokolo, Léonard Mulamba, Général Malila, Masiala et j’en passe aux meilleurs… Selon ce fortuné de la culture, le cinéma est d’abord le vecteur du sens collectif, nous devrons créer le mythe de la diabolisation des nos prédateurs, tel le Rwanda et autres, ne les présenter comme d’Hollywood présente des Russes, les Chinois, nord-coréens, Musulmans salafistes et allemands Nazis comme des destructeurs de notre planète. Enfin, il faut créer l’univers de nos Héros fictifs pour impacter sur notre mental collectif.

À ce qui précède, ce masterclass entre dans le cadre de la clôture de la 3è édition du Cinef 2023 et le lancement du 10ème festival de la Foire International de Kinshasa qui se tiendra du 14 au 21 octobre prochain à l’Académie des Beaux Arts et l’Institut Français de Kinshasa, Halle de la Gombe.

Barca Fibilulu Mpia

You May Also Like

Kasaï-central : Alain Lukusa Mpoyi candidat Vice-Président de l’assemblée provinciale

Le Ministre Guy Loando Mboyo ébloui par son portrait en rubik’s cube réalisé par une jeune artiste kinoise.

RDC : La CE4 Zone Afrique dote le Parlement Francophone pour Adolescents d’un plan d’action à mi-parcours

Ituri : Recrudescence des cas de justice populaire signalée à Mahagi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *