Affaire répression des civils à Goma: voici les premières avancées de l’enquête

Après une journée ville morte observée ce lundi 04 septembre, manifestation déclenchée par les mouvements citoyens de Goma, suite au carnage du mercredi 30 septembre, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo avait dépêché une équipe Task force enfin d’appréhender la situation et de lancer à l’occurrence une enquête mixte interministérielle appuyée.

Lundi, 4 septembre 2023, en mission à Goma, chef-lieu de la province de Nord- Kivu, depuis le samedi 02 septembre à la suite de plusieurs morts enregistrés au cours d’une manifestation organisée contre la présence de la Mission onusienne en RDC, la Commission interministérielle avec à la tête le Vice-premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières, a auditionné, dimanche 03 septembre 2023, les responsables de la sécurité dans cette partie du pays. À l’issue de ces auditions qui se sont clôturées tard aux alentours de 2 heures du matin, l’ordre a été donné d’envoyer devant la justice, le Commandant de la Brigade ainsi que celui du 19ième Régiment de la Garde républicaine, afin qu’ils soient jugés.

Devant les professionnels des médias , Peter Kazadi Kankonde a, solennellement, en cette occasion,
annoncé l’organisation d’un procès en flagrance dans les heures qui suivent pour que les responsabilités soient établies.

« À l’issue des auditions, nous avons entendu tous les responsables militaires, sécuritaires de la ville, c’est-à-dire commençant par le Général militaire, le Commandant de la Zone de défense, le Commandant de la Police, des Services des renseignements [l’ANR] et la DGM et, sur instruction du Commandant suprême, (…) quelques responsables militaires ont été immédiatement déférés devant le Parquet, à l’Auditorat. Il s’agit du Commandant de la Brigade de la Garde républicaine et le Commandant Régiment. Ils sont placés en détention, et un procès sera organisé dans les heures qui viennent pour que les responsabilités soient établies», a-t-il annoncé.

Au cours de la même occasion, le Vice-premier Ministre, en charge de l’Intérieur a appelé la population au calme.

Me Peter Kazadi Kankonde a en outre demandé à tous ceux qui ont perdu les membres de leurs familles lors de cette manifestation de « se signaler à l’Auditorat supérieur, avec possibilité de se constituer partie civile dans le procès qui va être organisé».

D’après les dernières informations, plus de vingt (20) personnes auraient perdu la vie lors de ladite manifestation contre la MONUSCO.

La mission interministérielle a été dépêchée par le Président de la République afin de s’enquérir de ce qui s’était réellement passé et de dégager les responsabilités.

Outre le patron de la Territoriale en RDC, le Vice-premier Ministre, Ministre de la Défense Nationale et Anciens Combattants, le Ministre des Droits humains, le Vice-Ministre de la Justice, ainsi que l’Auditeur Général des FARDC, y font également partie.

Signalons que ladite mission se poursuit a-t-il indiqué le lundi dernier, avec la consultation des membres de la société civile, comme l’a également confirmé la cellule de communication dudit ministère.

Barca Fibilulu Mpia

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