Changements climatiques: Les enjeux du Sahel

Dans le cadre de l’exécution de son Programme Sahel, la Cellule Norbert Zongo pour le Journalisme d’Investigation (Cenozo), a organisé une table ronde entre les journalistes, les acteurs de la société civile et les décideurs publics sur l’un des sujets brûlants du moment : Les changements climatiques. C’était le vendredi 21 avril à Bamako.

Le thème de cette rencontre était : « Défis climatiques et environnementaux : quelles collaborations entre médias et sociétés civiles ». En initiant ce cadre d’échanges, la Cenozo entend offrir aux hommes de médias l’opportunité de parler à haute et intelligible voix de l’apport du journalisme d’investigation à la réduction des effets des changements climatiques. De leur côté, permettre aux acteurs de la société civile ainsi que les décideurs publics de découvrir le Programme : « renforcer le journalisme d’investigation au Sahel et de s’approprier ses résultats ».

C’est ainsi qu’au cours des débats très intéressants, les journalistes ont été sollicités par les acteurs de la société civile à s’intéresser davantage à cette question des changements climatiques pour un éveil et une prise de conscience de leurs inconvénients et de leurs causes généralement provoquées par des actes humains au rang desquels l’on peut citer entre autres : la pollution par les industriels, la déforestation et l’absence de reboisement. Des comportements aux conséquences énormes pour l’humanité car sources de conflits et de migration. « Le charbon de bois constitue 80 % de notre consommation énergétique loin devant les hydrocarbures et le gaz », a fait savoir Cheick Oumar Karamako Traoré de la direction des Eaux et Forêts. « La quantité de charbons de bois consommée au Mali fait froid au dos. Car on y voit des hectares de forêts partis en fumée par an. Il urge de mettre en place des mécanismes compensatoires pour faciliter et accélérer la régénération des forêts consumées après l’abattage des arbitres. Sinon si rien n’est fait, la crise énergétique pourrait être plus catastrophique que celles que nous connaissons aujourd’hui, a-t-il prévenu.

Face à cette interpellation pour sauver l’humanité, les hommes de médias ont fait état des difficultés qu’ils rencontrent dans l’exercice de leur métier sur ce sujet très sensible. Par ailleurs, ils se sont aussi interrogés sur la réaction de la société civile et des décideurs face à l’exportation abusive de bois. « Quelle explication donnez-vous face au fait que le Mali ne soit pas un pays forestier mais exporte 70 000 tonnes de bois ? Quelles sont les mesures prises par rapport au dragage de nos eaux ? » S’est interrogé Daouda Konaté, représentant de la Maison de la Presse.

A l’issue des échanges, des recommandations ont été formulées en vue de trouver les moyens adéquats de se prémunir des conséquences catastrophiques de la menace qui plane sur nos têtes.

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