Dialogue national : José Mpanda sort l’artillerie politique de Congo Espoir
À peine Félix Tshisekedi a-t-il prononcé le mot « dialogue » que José Mpanda Kabangu a déjà sonné la mobilisation générale. Chez Congo Espoir, on ne dialogue visiblement pas à moitié : on convoque, on réunit, on déclare, on mobilise… et surtout, on promet de mettre toute la base « en ordre de bataille politique ».
Le parti dont Me José Mpanda est l’autorité morale a tenu, ce samedi 29 août 2026, une session extraordinaire pour accoucher d’une position aussi ferme qu’un communiqué de guerre : oui au dialogue, mais jamais à la capitulation ; oui aux discussions, mais pas sous la menace des armes.
Un langage qui ressemble fort à du Mpanda : le dialogue, oui, mais avec une ligne. Dans sa déclaration, Congo Espoir applaudit donc l’initiative du chef de l’État, tout en prévenant les éventuels candidats à la négociation armée que le parti n’entend pas transformer la République en gâteau à partager entre ceux qui arrivent avec des fusils.
Pour José Mpanda, il faut dialoguer avec tout le monde… à condition que les armes restent à la porte. Une subtilité que le parti résume avec une formule devenue sa nouvelle devise : « Le dialogue, oui ; la capitulation, jamais. »
Et quand Congo Espoir parle de mobilisation, le parti ne plaisante visiblement pas. Les fédérations, sections et cellules des 26 provinces sont appelées à se mettre au travail. Objectif : expliquer le dialogue, vulgariser le message présidentiel et surtout faire remonter les aspirations de la base.
José Mpanda en véritable ministre de la mobilisation politique ? Presque. Il ne lui manquerait plus qu’un sifflet et un mégaphone pour donner le coup d’envoi de la grande opération « Tout le monde au dialogue ! ».
Le parti entend ainsi faire de sa base un gigantesque relais politique. Dans cette logique, chaque fédération devient une salle de briefing, chaque section un poste d’écoute et chaque cellule, potentiellement, un petit quartier général.
Car chez Congo Espoir, le raisonnement est simple : interroger le peuple, c’est cela le véritable dialogue. Et puisque le peuple doit parler, autant que les structures du parti soient suffisamment réveillées pour l’écouter.
Mais derrière les formules satiriques et les grands mots, José Mpanda veut surtout occuper le terrain. Son activisme est assumé : il s’agit d’être présent, de mobiliser, de commenter et de peser dans le débat au moment où le pays s’apprête à ouvrir une nouvelle séquence politique.
Congo Espoir pose donc ses conditions : pas de récompense à la violence, pas de pouvoir obtenu par les armes et pas de compromis qui porterait atteinte à la souveraineté de la RDC.
José Mpanda a parlé. Ses troupes politiques sont priées de se mettre en ordre de marche.
Reste maintenant à savoir si, au terme de ce grand marathon de mobilisation, le dialogue national accouchera d’une véritable refondation politique… ou d’une nouvelle compétition nationale de communiqués, de déclarations et de lignes rouges.
Une chose est sûre : chez Congo Espoir, José Mpanda n’a manifestement pas l’intention de regarder le dialogue passer depuis les tribunes. Il veut être sur le terrain, avec le sifflet, le tableau tactique et, toute l’équipe derrière lui.
Francis Luende