Kinshasa amorce la construction de sa première Station de Traitement des Boues de Vidange
La ville de Kinshasa s’engage dans une nouvelle étape de son développement en lançant le processus de mise en place de sa toute première Station de Traitement des Boues de Vidange (STBV).
Le Gouverneur de la ville-province, Daniel Bumba Lubaki, a présidé, jeudi 23 juillet, au Fleuve Congo Hôtel, l’ouverture d’un atelier de haut niveau consacré à la gouvernance de cette future infrastructure stratégique.
Cette rencontre a réuni les décideurs publics, les partenaires techniques et financiers, les experts, les opérateurs privés ainsi que les représentants de la société civile autour d’un objectif commun : définir un modèle de gouvernance efficace pour garantir la réussite et la pérennité de la future STBV.
Dans son discours d’ouverture, le Gouverneur Daniel Bumba Lubaki a salué l’initiative portée par la Cellule d’Exécution des Projets-Eau (CEP-O), avec l’appui de la Banque mondiale, en collaboration avec la Cellule de Développement Urbain de Kinshasa (CDUK). Il a félicité les organisateurs pour la qualité de cet atelier, qu’il a qualifié de cadre de réflexion sur l’avenir de l’assainissement liquide dans la capitale congolaise.
Le chef de l’exécutif provincial a souligné que la construction de cette station s’inscrit dans le Programme multisectoriel de résilience urbaine de Kinshasa. Selon lui, cette infrastructure permettra d’assurer une gestion rationnelle des boues de vidange, de réduire les déversements anarchiques dans les cours d’eau et les espaces publics, tout en contribuant à la protection de la santé publique et à la préservation de l’environnement.

Confiant quant aux résultats des travaux, Daniel Bumba Lubaki a invité les participants à formuler des recommandations concrètes susceptibles d’accélérer la mise en œuvre du projet.
« Au-delà des recommandations qui seront formulées aujourd’hui, notre responsabilité collective est de préparer l’avenir », a déclaré le Gouverneur.
Il a insisté sur la nécessité de mettre en place un cadre de gouvernance garantissant la pérennité des investissements, favorisant l’implication du secteur privé, renforçant les capacités des institutions publiques et assurant un service de qualité au bénéfice de tous les habitants de Kinshasa.
Présente à la cérémonie, la Secrétaire générale à l’Environnement, au Développement rural et à la Nouvelle économie du climat, Pascaline Mbangu Kikumbi, a exprimé sa satisfaction de voir la capitale congolaise s’engager dans la réalisation d’une infrastructure essentielle pour une meilleure gestion des déchets liquides.
Prenant la parole à son tour, le Coordonnateur national de la Cellule d’Exécution des Projets-Eau (CEP-O), Nestor Manduku Mbuta, a rappelé que l’enjeu de cet atelier dépasse largement le cadre technique.
« Au-delà de son objectif technique, cette rencontre porte une ambition institutionnelle majeure : celle de faire progresser Kinshasa vers un service public d’assainissement mieux structuré, performant et durable », a-t-il affirmé.
Il a ajouté que cette initiative constitue une opportunité de passer « du constat à l’action, des études aux décisions et des investissements à un véritable système de service capable d’améliorer durablement les conditions de vie des Kinoises et des Kinois ».
Pour sa part, le Coordonnateur de la Cellule de Développement Urbain de Kinshasa (CDUK), Tom Kisenda, a remercié les différents partenaires ainsi que l’ensemble des participants pour leur engagement dans l’organisation de cet atelier. Il a également rendu hommage au Gouverneur Daniel Bumba Lubaki pour son implication dans la concrétisation de ce projet.
« C’est une première pour la ville de Kinshasa. Les travaux que nous lançons aujourd’hui sont destinés aux générations futures, à nos enfants. La transformation de cette ville est possible.
Kinshasa ezo bonga », a-t-il déclaré.
La cérémonie d’ouverture s’est achevée par une photo de famille réunissant les différentes personnalités présentes. Les recommandations issues de cet atelier sont attendues dans les prochains jours et devraient contribuer à définir les mécanismes de gouvernance de la première Station de Traitement des Boues de Vidange de Kinshasa, une infrastructure appelée à jouer un rôle déterminant dans l’amélioration durable de l’assainissement et de la qualité de vie dans la capitale
Francis Luende