RDC – Dialogue national : Kinshasa éclate les pourparlers en deux volets, deux groupes de belligérance et deux processus (câble)
A. Volet 1 : Militaire
■ Le volet militaire vise les belligérants qui ont pris les armes (le #M23/#AFC), un processus déjà ouvert à Doha.
■ Il vise à régler la question de l’occupation militaire de #Bunagana, #Goma, #Bukavu et autres localités.
■ Tous les Congolais qui se reconnaissent comme membres du #M23/#AFC, dont #Corneille #Nangaa et consorts, seront pris en charge par l’accord final de Doha.
B. Volet 2 : Politique
■ Le volet politique vise tous les opposants sans liens avérés avec le #M23/#AFC, dont Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Delly Sesanga et consorts.
■ Ce volet dépend d’un acte officiel que prendrait prochainement le président de la République. Qu’il se tienne dans le pays ou à l’étranger, il sera pris en charge financièrement par l’État congolais, qu’il s’agisse du voyage (au cas où ce serait à l’étranger), de l’hébergement et de la restauration.
■ Les actes officiels que prendrait #Félix #Tshisekedi répondent à l’exigence de la feuille de route de la #CENCO-#ECC et des autres confessions religieuses. Un dialogue à tenir en #RDC, conduit par les institutions publiques et conformément à la Constitution, relève des actes officiels attendus du président de la République par la #CENCO-#ECC.
■ Ainsi, le pouvoir en place distribue les cartes. #Joseph #Kabila, #Corneille #Nangaa et les autres devraient se contenter de l’accord final de #Doha, tandis que les groupes de #Fayulu, #Kabund, #Sesanga et consorts bénéficieraient de l’autre initiative (#Angola, #Togo ou #Kinshasa). Quant à #Moïse #Katumbi, la tendance est de plus en plus de l’assimiler aux belligérants armés, pour avoir été cité dans un rapport des experts de l’#ONU.
■ À travers ces volets, groupes et initiatives, Kinshasa entend dialoguer avec tous les Congolais identifiés dans une quelconque belligérance, afin de lui permettre d’instaurer la cohésion nationale, de restaurer l’autorité de l’État dans les zones occupées et de rassurer les investisseurs pour remettre le pays sur les rails du développement.
Ambroise Mamba Ntambwe
Journaliste et chercheur en sciences politiques et administratives