Jackie Ngolela aux femmes Kasaïnne: « Je vous demande de faire scolariser les filles afin de faire face à l’égalité prônée par le Chef de l’État »
À Tshikapa, la Fondation René Bazin Kalemba a marqué la fin du mois de mars,
traditionnellement consacré aux droits des femmes, par une activité de sensibilisation axée sur l’éducation et l’autonomisation féminine. La cérémonie s’est tenue le mercredi 1er avril 2026 au sein de l’Institut Tshikunga, une école conventionnée catholique située dans la commune de Dibumba 2.

Placée sous le signe de la responsabilité et de la prise de conscience, cette rencontre a réuni plusieurs femmes, jeunes filles ainsi que des personnalités locales venues soutenir la cause de l’égalité des genres.
Un message fort porté par Jackie Ngolela Kalemba
Au cœur de cette activité, Jackie Ngolela Kalemba, coordonnatrice de la fondation organisatrice, a lancé un appel vibrant aux femmes de son terroir. Dans son intervention, elle a insisté sur la nécessité pour les femmes de se prendre en charge et d’investir dans l’éducation des jeunes filles.
« Je vous demande de faire scolariser les filles afin de faire face à l’égalité prônée par le Chef de l’État, notamment à travers la masculinité positive », a-t-elle déclaré.
Son discours, centré sur l’indépendance économique et sociale des femmes, a particulièrement touché l’assistance, composée en grande partie de mères et de jeunes filles.

L’éducation des filles au centre des priorités
Au-delà des mots, cette activité a mis en lumière un enjeu majeur pour la société congolaise : l’accès à l’éducation pour les jeunes filles. Pour Jackie Ngolela Kalemba, il ne peut y avoir d’égalité réelle sans un investissement conséquent dans la formation des filles.
Dans un contexte où plusieurs obstacles économiques, culturels ou sociaux freinent encore la scolarisation des jeunes filles, la fondation entend jouer un rôle de catalyseur en sensibilisant les communautés locales.
Un soutien institutionnel et engagé
La rencontre a également connu l’intervention de plusieurs personnalités féminines influentes de la province. Parmi elles, l’épouse du vice-gouverneur du Kasaï ainsi que la directrice provinciale de l’Agence congolaise de presse (ACP/Kasaï).
Dans leurs prises de parole respectives, ces intervenantes ont exhorté les femmes présentes à prendre conscience de leur valeur et à accorder une importance capitale à l’éducation de leurs filles.
Elles ont, par ailleurs, réaffirmé leur soutien au message de la coordonnatrice de la fondation, saluant une initiative qui contribue à renforcer la place de la femme dans la société congolaise.
Les participantes n’ont pas caché leur satisfaction à l’issue de cette activité. Plusieurs d’entre elles ont exprimé leur gratitude envers la Fondation René Bazin Kalemba pour cette initiative jugée inspirante et porteuse d’espoir.
Certaines femmes ont même pris l’engagement, devant l’assistance, de veiller davantage à la scolarisation de leurs filles et de promouvoir l’autonomie féminine au sein de leurs familles et communautés.
Une dynamique à pérenniser
En clôturant ainsi le mois dédié aux droits des femmes, la Fondation René Bazin Kalemba réaffirme son engagement en faveur d’une société plus équitable.
Cette activité s’inscrit dans une dynamique plus large visant à renforcer les capacités des femmes et à promouvoir leur participation active au développement.
À Tshikapa, ce message résonne comme un appel à l’action : celui de bâtir une génération de femmes instruites, autonomes et capables de contribuer pleinement à l’avenir du pays.
En définitive, cette journée n’a pas seulement marqué la fin d’un mois symbolique, mais surtout le début d’un engagement renouvelé pour l’émancipation de la femme dans le Kasaï.