Kinshasa : entre professionnalisme et amateurisme, Isaac Tshilumbayi détruit implicitement la presse présidentielle et encense un journaliste kabiliste

Une nouvelle controverse secoue le paysage médiatique. Elle oppose certains journalistes engagés dans la couverture des activités présidentielles à des figures médiatiques proches de l’ancien régime.

Pas plus tard qu’hier, lors d’une conférence de presse animée par le sénateur Modeste Bahati Lukwebo, le journaliste Jean‑Marie Kassamba aurait empêché Mike Pakoto, patron du groupe de presse Top 243 News et connu pour ses reportages sur les actions et les différentes visites itinérantes du président de la République Félix Tshisekedi, de poser une question.

Selon plusieurs confrères présents dans la salle, Jean-Marie Kassamba aurait qualifié son confrère de « tembetembe », une expression populaire souvent utilisée dans la rue pour tourner quelqu’un en dérision.

Une attitude qui a surpris plus d’un observateur, d’autant plus qu’elle visait un professionnel reconnu pour son travail de terrain dans la couverture des activités présidentielles.

Comme si cela ne suffisait pas, lors d’une émission télévisée, présenté par le même Kassamba, le vice-président de l’Assemblée nationale, Isaac Tshilumbayi, membre de l’UDPS, a minimisé le travail de visibilité réalisé par la presse qui accompagne les activités du président Félix Tshisekedi depuis son accession au pouvoir en ces termes « L’unique échec du président Félix Tshisekedi réside peut-être dans le fait qu’il ne dispose pas d’un journaliste de la trempe de Jean-Marie Kassamba pour relayer et expliquer ce qu’il fait. Je crois qu’il faudra y parvenir ». Pourtant, rappellent plusieurs journalistes, les actions du chef de l’État dans les différents secteurs de la vie nationale sont aujourd’hui largement connues et suivies par la population grâce au travail de la presse présidentielle.

Celle-ci a développé une méthode de communication qui renforce la proximité entre la Présidence de la République et les citoyens, tout en consolidant l’image du chef de l’État sur la scène nationale et internationale.

La « touche Farah » dans la communication présidentielle

Selon plusieurs analystes de la vie publique, la « touche Farah », en référence au travail de Farah Mwamba Kayowa, a profondément transformé la communication présidentielle en instaurant des pratiques modernes, stratégiques et inclusives.

Parmi les avancées majeures souvent citées figure la mise en place d’une coordination plus fluide entre la presse, la communication institutionnelle et la communication digitale. Sa rigueur aurait permis d’imposer une ligne éditoriale axée sur l’éthique et la qualité des contenus, contribuant ainsi à rehausser l’image de la Présidence.

La présence digitale de la Présidence s’est également renforcée. Les communicateurs institutionnels et indépendants, autrefois marginalisés, sont progressivement intégrés dans cette dynamique de communication.

Aujourd’hui, les activités du chef de l’État sont relayées presque en temps réel sur les réseaux sociaux, à travers des reportages, des résumés thématiques et divers contenus multimédias qui renforcent la visibilité nationale et internationale de l’action présidentielle.

« Depuis l’arrivée de Madame Farah Mwamba, nous nous sentons davantage considérés. Nous faisons notre travail avec plus d’abnégation, car elle a instauré un dialogue permanent avec les journalistes, les influenceurs et les créateurs de contenus », confie, sous anonymat, un communicateur impliqué dans la couverture des activités présidentielles.
Cette collaboration ouverte aurait ainsi contribué à instaurer un climat de confiance et de synergie entre les différents acteurs de la communication.

Francis Luende

You May Also Like

Forum National des Affaires Coutumières, le Gouverneur a.i du Sud Ubangi Jean René Galekwan invite les autorités coutumières à respecter les résolutions

Kinshasa : Gloria Tshiatumba célèbre le 8 mars par une formation des journalistes en Intelligence artificielle et NTIC

RDC : un pouvoir complice face aux spoliations foncières orchestrées au sein de l’administration

RDC : une campagne d’éveil patriotique lancé à Kinshasa par Prince Mukendi « Congolais Linga Mboka Nayo »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *