situation sécuritaire dans l’Est de la RDC : le procureur général de la CPI s’exprime sur la situation sécuritaire en RDC
En visite de 48 h en République démocratique du Congo le mercredi 26 février 2025, le procureur général de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, s’est exprimé sur la situation sécuritaire en République démocratique du Congo. Lors d’une interview accordée à Radio Okapi, il a affirmé que la CPI suivait de près les allégations de crimes en cours dans l’Est du pays. « Nous sommes au courant des allégations présumées qui se développent et de la violence dans cette partie du Congo », a-t-il déclaré.
Karim Khan a tenu à rappeler que la CPI n’est pas une force spéciale, mais une institution juridique chargée de poursuivre les auteurs de crimes graves. « Nous ne sommes pas une force spéciale, nous sommes des juristes et nous ciblons les personnes qui commettent des crimes. L’État a la première responsabilité de protéger ses citoyens », a-t-il insisté. Il a également évoqué les différentes initiatives internationales, notamment celles du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, qui appellent à un cessez-le-feu immédiat.
Le procureur général a exhorté toutes les parties impliquées dans le conflit, y compris le M23 et ses alliés, à respecter le droit international. Il a souligné que des enquêtes étaient en cours et que la CPI entend aller jusqu’au bout pour établir les responsabilités. « Le peuple congolais doit savoir que lorsque nous faisons une déclaration, nous la maintenons et nous irons jusqu’au bout pour obtenir des résultats », a-t-il affirmé, dénonçant la gravité des crimes commis dans l’Est du pays.
Karim Khan a appelé à un soutien international pour garantir l’application des décisions de la CPI. « Si nous obtenons des preuves sur les responsables, nous agirons. Nous avons besoin de l’appui de la communauté internationale pour que, lorsque les juges prennent une décision, celle-ci soit appliquée. La seule arme que nous possédons, c’est la loi », a-t-il conclu.
Cedrick Katay Kalombo