Kinshasa : rejet de la conquête du pouvoir par les armes et plaidoyer pour le référendum, Acasia Bandubola étincelante au Vélodrome
Entre appel au dialogue national, rejet de la conquête du pouvoir par les armes et plaidoyer pour le référendum, la Fondation Acacia en Action a transformé le Stade Vélodrome de Kintambo en tribune de soutien au chef de l’État.
Le Stade Vélodrome de Kintambo a connu une ambiance particulière ce samedi 7 novembre 2026. À l’appel de la Fondation Acacia en Action, des membres et sympathisants venus de différents coins du district de la Lukunga se sont retrouvés autour de leur présidente nationale, Acacia Bandubola Mbongo. Une mobilisation que les organisateurs présentent comme une démonstration d’adhésion aux idéaux du président Félix-Antoine Tshisekedi.
Dans une ambiance ponctuée de chants, de slogans et d’acclamations, la manifestation a pris des allures de meeting politique. Pour Acacia Bandubola Mbongo, également haut cadre de l’UDPS et ministre d’État aux Hydrocarbures, l’occasion était surtout propice pour faire passer un message articulé autour de la paix, de la démocratie et de la légitimité institutionnelle.

Trois principales revendications ont ainsi rythmé son intervention : le soutien à l’organisation d’un dialogue national pour consolider la cohésion, l’adoption d’une loi sur le référendum afin de permettre au peuple de se prononcer sur son destin, ainsi que le rejet catégorique de toute accession au pouvoir par les armes.
« Plus jamais ça par les armes ! », tel est, en substance, le mot d’ordre défendu devant les militants. Pour la présidente de la Fondation, la conquête du pouvoir doit passer par les urnes et des élections transparentes, plutôt que par la violence.
Le moment le plus marquant de son adresse est intervenu lorsqu’elle a lancé à l’assistance cette interrogation : « Voulez-vous être des esclaves sur votre propre territoire ? » La réponse collective, « Non ! », a retenti dans le stade, donnant à la manifestation une dimension patriotique et politique assumée.
Mais derrière cette formule particulièrement mobilisatrice, le message de la journée était aussi un plaidoyer en faveur du maintien de l’ordre constitutionnel et un soutien affiché au président de la République. Acacia Bandubola a, dans cette logique, évoqué plusieurs réalisations attribuées au quinquennat de Félix-Antoine Tshisekedi, notamment la construction d’infrastructures sanitaires et scolaires, la gratuité de la maternité ainsi que la modernisation des routes, des universités et des aéroports.
Reste que, dans le paysage politique congolais, les démonstrations de mobilisation ne constituent pas toujours une mesure exacte de l’adhésion populaire. Elles traduisent néanmoins la capacité des organisations politiques et associatives à occuper le terrain et à faire entendre leur position.
À Kintambo, la Fondation Acacia en Action semble avoir voulu envoyer un signal : elle entend compter parmi les structures mobilisées derrière le chef de l’État, tout en défendant le dialogue et le recours aux mécanismes démocratiques.
Du Vélodrome au Stade des Martyrs
L’affluence annoncée par les organisateurs aurait même dépassé les capacités d’accueil du Stade Vélodrome. Face à cette mobilisation, un nouveau rendez-vous a été annoncé au Stade des Martyrs, avec l’ambition de réunir davantage de membres et de sympathisants.
La Fondation affirme, par ailleurs, disposer de relais dans plusieurs provinces, notamment la Tshopo, le Sud-Ubangi, le Kasaï-Central, le Kasaï-Oriental, le Nord-Ubangi, le Kongo Central, le Haut-Katanga, l’Équateur et le Lualaba.
De Kintambo au Stade des Martyrs, le prochain rendez-vous permettra de mesurer si la mobilisation observée au Vélodrome peut changer d’échelle. Car en politique congolaise, remplir un stade est déjà une démonstration ; transformer les applaudissements en engagement durable constitue un autre exercice.