Kinshasa : l’Union sacrée annule sa marche après l’interdiction des autorités provinciales
La marche que l’Union sacrée de la Nation (USN) prévoyait d’organiser ce mercredi à Kinshasa n’aura finalement pas lieu. La coalition présidentielle a annoncé l’annulation de cette manifestation à la suite de la décision du gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, interdisant tout rassemblement de masse dans la capitale pour des raisons sanitaires.
L’annonce de ce retrait est intervenue le mardi 21 juillet par la voix du secrétaire permanent de l’USN, le professeur André Mbata, mettant ainsi fin aux incertitudes qui entouraient le maintien de cette marche.
Selon les autorités provinciales, la décision d’interdire les manifestations publiques vise à prévenir la propagation de la maladie à virus Ebola. Lors d’une réunion tenue le 20 juillet avec les représentants de l’Union sacrée, le gouverneur Daniel Bumba a rappelé que cette mesure s’inscrivait dans le prolongement des dispositions prises par le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et Sécurité, Jacquemain Shabani Lukoo, qui a suspendu les rassemblements de masse dans le cadre de la riposte contre cette épidémie.
Initialement, la manifestation devait permettre aux membres et sympathisants de l’Union sacrée d’exprimer leur soutien aux institutions de la République ainsi qu’aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Les organisateurs avaient également indiqué que cette marche se voulait un message d’unité nationale face aux défis sécuritaires que traverse le pays.
En renonçant à cette mobilisation, la plateforme présidentielle affirme se conformer aux mesures prises par les autorités compétentes dans l’intérêt de la santé publique. Cette décision intervient dans un contexte marqué par une vigilance accrue des pouvoirs publics afin d’éviter tout risque de propagation du virus Ebola à travers les rassemblements populaires.
L’annulation de cette marche illustre la primauté des impératifs sanitaires sur les activités politiques, alors que les autorités poursuivent leurs efforts pour contenir la menace épidémique dans le pays.
Francis Luende