RDC : le RCE-CPS accuse Joseph Kabila et Paul Kagame d’alimenter l’insécurité dans l’Est
Le Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCE-CPS) a tenu un point de presse au cours duquel il a vivement dénoncé ce qu’il considère comme des « stratégies de désinformation » impliquant Paul Kagame et Joseph Kabila.
Prenant la parole devant les médias, le coordonnateur national du mouvement, Jean-Pierre Lisanga Bonganga, a estimé que les récentes déclarations des deux personnalités viseraient à éluder leur responsabilité présumée dans la persistance de l’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Selon le RCE-CPS, les propos du président rwandais sur la présence des FDLR en territoire congolais serviraient de justification à une ingérence du Rwanda dans les affaires internes de la RDC. Le mouvement juge ces affirmations peu précises, notamment en ce qui concerne l’effectif et la localisation exacte de ces forces.
L’organisation affirme également que la présence militaire rwandaise sur le sol congolais contribuerait à l’aggravation de l’insécurité dans la région des Grands Lacs.
S’agissant du mouvement AFC/M23, présenté par Kigali comme une entité congolaise, le RCE-CPS soutient qu’il s’agirait en réalité d’un groupe politico-militaire créé et soutenu par le Rwanda.
Plus encore, le mouvement accuse Joseph Kabila d’avoir joué un rôle déterminant dans la gestion de cette rébellion, ce qui, selon lui, renforcerait les soupçons d’une collaboration entre l’ancien président congolais et les autorités rwandaises.
Le RCE-CPS avance par ailleurs que l’insécurité persistante dans l’Est de la RDC serait étroitement liée à l’exploitation illicite des ressources naturelles, facilitée par des groupes armés bénéficiant de soutiens extérieurs.
Une situation qui, d’après le mouvement, profiterait notamment au Rwanda, en contradiction avec les déclarations officielles de Paul Kagame.
Face à cette situation, le RCE-CPS appelle la communauté nationale et internationale à prendre en compte plusieurs éléments, notamment :
les tensions persistantes entre le Rwanda et certains pays de la région des Grands Lacs ;
la volonté supposée de Paul Kagame de se soustraire à certains engagements internationaux ;
le rôle présumé de Paul Kagame et de Joseph Kabila dans la direction politique du mouvement AFC/M23.