{"id":9621,"date":"2025-02-26T09:30:40","date_gmt":"2025-02-26T09:30:40","guid":{"rendered":"https:\/\/times.cd\/?p=9621"},"modified":"2025-02-26T09:30:41","modified_gmt":"2025-02-26T09:30:41","slug":"lubumbashi-un-defi-de-proprete-qui-devient-un-enjeu-de-sante-publique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/times.cd\/index.php\/2025\/02\/26\/lubumbashi-un-defi-de-proprete-qui-devient-un-enjeu-de-sante-publique\/","title":{"rendered":"Lubumbashi: un d\u00e9fi de propr\u00e9t\u00e9 qui devient un enjeu de sant\u00e9 publique"},"content":{"rendered":"<p>Autrefois mod\u00e8le de propret\u00e9, Lubumbashi, la capitale cuprif\u00e8re de la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo, se transforme progressivement en un centre urbain o\u00f9 l\u2019insalubrit\u00e9 a pris le dessus. Aujourd\u2019hui, c\u2019est une r\u00e9alit\u00e9 qui choque, mais surtout qui interroge : comment une ville qui brillait par sa propret\u00e9 en est-elle arriv\u00e9e l\u00e0 ?<\/p>\n<p>L\u2019invasion des d\u00e9chets : Un spectacle quotidien<\/p>\n<p>Dans plusieurs quartiers de la ville, notamment dans les grandes art\u00e8res, les bacs \u00e0 ordures d\u00e9bordent, t\u00e9moignant d\u2019une gestion des d\u00e9chets en d\u00e9clin. Ces lieux, autrefois soign\u00e9s, sont d\u00e9sormais envahis par une accumulation de d\u00e9chets de toutes sortes, visibles et naus\u00e9abonds. \u00c0 l\u2019avenue des Usines, pr\u00e8s du march\u00e9 Mzee, des tas d\u2019immondices jonchent le sol, d\u00e9gageant des odeurs insupportables et attirant des nu\u00e9es de mouches et autres insectes. C\u2019est un spectacle quotidien qui est devenu la norme plut\u00f4t que l\u2019exception.<\/p>\n<p>Les march\u00e9s pirates : Un risque sanitaire majeur<\/p>\n<p>Le centre-ville de Lubumbashi, qui devrait \u00eatre un mod\u00e8le de dynamisme \u00e9conomique et d\u2019ordre, est devenu le th\u00e9\u00e2tre de march\u00e9s pirates. Des produits alimentaires, tels que des fruits et l\u00e9gumes, sont souvent expos\u00e9s \u00e0 m\u00eame le sol, en contact direct avec des d\u00e9chets et des flaques d\u2019eaux us\u00e9es. Un paradoxe inqui\u00e9tant lorsque l\u2019on sait que la sant\u00e9 publique est en jeu. De nombreux Lushois continuent de faire leurs courses dans ces conditions pr\u00e9caires, parfois sans tenir compte des risques sanitaires.<\/p>\n<p>La mentalit\u00e9 : Un frein \u00e0 l\u2019assainissement<\/p>\n<p>Mais au-del\u00e0 des infrastructures, c\u2019est un v\u00e9ritable probl\u00e8me de mentalit\u00e9 qui freine le changement. \u00c0 l\u2019arr\u00eat de bus Kassapa, un exemple frappant montre l\u2019ampleur de ce ph\u00e9nom\u00e8ne. Un chauffeur de taxi-bus, apr\u00e8s avoir jet\u00e9 une bouteille vide sur la chauss\u00e9e, r\u00e9pond avec indiff\u00e9rence lorsqu\u2019il est interpell\u00e9 : \u00ab C\u2019est toi qui veux changer ce pays aujourd\u2019hui ? \u00bb Ce manque de civisme et d\u2019engagement collectif face \u00e0 l\u2019enjeu de l\u2019assainissement est un d\u00e9fi majeur pour la ville.<\/p>\n<p>Les toilettes publiques : Une solution sous-exploit\u00e9e<\/p>\n<p>Lubumbashi dispose pourtant de toilettes publiques, mais ces infrastructures restent largement sous-utilis\u00e9es. Nombreux sont ceux qui pr\u00e9f\u00e8rent satisfaire leurs besoins \u00e0 ciel ouvert, dans les espaces publics. Parfois, des d\u00e9chets humains sont m\u00eame jet\u00e9s dans des bouteilles en plastique, augmentant ainsi l\u2019insalubrit\u00e9 des lieux. Cette attitude, loin d\u2019\u00eatre isol\u00e9e, fait partie d\u2019un comportement de n\u00e9gligence qui se propage et qui reste profond\u00e9ment ancr\u00e9 dans certaines mentalit\u00e9s locales.<\/p>\n<p>Les intemp\u00e9ries : Un facteur aggravant<\/p>\n<p>La saison des pluies, qui dure plusieurs mois, complique encore la situation. Les caniveaux, souvent bouch\u00e9s par des d\u00e9chets et des emballages plastiques, entra\u00eenent des inondations sur les principales art\u00e8res de la ville. Cette stagnation d\u2019eau, en plus de constituer un v\u00e9ritable danger pour les pi\u00e9tons, favorise la prolif\u00e9ration des maladies hydriques, notamment la malaria et la chol\u00e9ra.<\/p>\n<p>Une prise de conscience n\u00e9cessaire<\/p>\n<p>Les autorit\u00e9s locales ont beau multiplier les initiatives, la volont\u00e9 des dirigeants seule ne suffit pas. Il faut un changement radical des mentalit\u00e9s, une prise de conscience collective sur l\u2019importance de l\u2019hygi\u00e8ne et du respect de l\u2019environnement. L\u2019assainissement n\u2019est pas une option, mais une n\u00e9cessit\u00e9 pour garantir la sant\u00e9 publique et pr\u00e9server le cadre de vie des Lushois.<\/p>\n<p>Lubumbashi doit retrouver sa beaut\u00e9 d\u2019antan, celle qui a fait sa renomm\u00e9e, mais cela ne sera possible que si chaque citoyen, des plus jeunes aux plus \u00e2g\u00e9s, s\u2019engage pour un environnement plus propre et plus sain. En fin de compte, c\u2019est l\u2019ensemble de la soci\u00e9t\u00e9 qui devra se r\u00e9approprier les valeurs de propret\u00e9 et d\u2019hygi\u00e8ne pour restaurer la grandeur de cette ville.<\/p>\n<p>Kash<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Autrefois mod\u00e8le de propret\u00e9, Lubumbashi, la capitale cuprif\u00e8re de la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo, se transforme progressivement en un centre urbain o\u00f9 l\u2019insalubrit\u00e9 a pris le dessus. Aujourd\u2019hui, c\u2019est une r\u00e9alit\u00e9 qui choque, mais surtout qui interroge : comment une ville qui brillait par sa propret\u00e9 en est-elle arriv\u00e9e l\u00e0 ? 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