Beni/Ebola : L’UNFPA au chevet des sages- femmes pour la prévention et le contrôle  dans les maternités

 

Le Fonds des Nations Unies pour la Population a annoncé le 30, octobre dernier, à Beni, dans la province du Nord-Kivu, la reprise de formations des sages-femmes en Prévention et Contrôle des Infections (PCI) dans les maternités et la mise en place du système de supervision du personnel soignant dans ces services. 180 sages-femmes et autre personnel des maternités (médecins, accoucheuses) de plus de 150 structures de santé ont déjà été formés dans les provinces d’Ituri et du Nord Kivu pour s’assurer que le travail d’accouchement se fait sans le moindre risque de transmission du virus Ebola.

A travers cette stratégie, l’UNFPA vise une totalité de 400 sages-femmes dans plus de 300 structures de santé où tous les jours une équipe de superviseures sages-femmes irait de maternités en maternités pour encadrer leurs paires et renforcer les mesures de prévention et de contrôle des infections dans les 2 provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

Pour répondre à son ambition d’éliminer les décès maternels évitables, et réaliser l’objectif de zéro transmission d’Ebola dans les maternités, l’UNFPA, de concert avec le Ministère de la Santé et la coordination de la riposte contre la maladie à virus Ébola (MVE), œuvre pour que désormais tout prestataire soit en mesure d’appliquer toutes les mesures préventives contre toute forme de contamination au virus Ébola lors des consultations prénatales, de la surveillance du travail, de l’accouchement, des soins postnatals et gérer les déchets dans les maternités selon les normes.

Aussi s’est-il avéré indispensable de former le personnel sanitaire sur les mesures préventives de l’infection à virus Ébola dans la prise en charge de la grossesse et de l’accouchement y compris des complications obstétricales et dans l’offre des services de planification familiale.

Selon la formatrice et expert au programme national de la santé de la reproduction, Dr Monique KAPAMBA, les services de gynéco-obstétriques constituent un milieu à haut risque de transmission de la MVE. Elle affirme que : « les soins obstétricaux et plus spécifiquement l’accouchement, un acte qui consiste à donner une nouvelle vie, comportent un risque très élevé de contracter le virus aux travers des liquides biologiques des parturientes (sang, liquides amniotiques). De plus, dans les maternités, les femmes enceintes et les nouveau-nés constituent de potentiels vecteurs de la MVE suite à leur système immunitaire affaibli par la grossesse. Il s’avère par conséquent urgent et important de renforcer les mesures de prévention dans les maternités situées dans les zones à risque ».

L’encroire, les activités de Prévention et Contrôle des Infections en milieu gynécologique et obstétrical tels que la mise en place des triages et des zones d’isolement, le respect des précautions standards de PCI, le respect des normes PCI lors de la conduite des accouchements etc., sont des mesures essentielles pour rompre la chaine de transmission de la maladie. Elle conclue en ajoutant que «la supervision des activités de PCI dans les maternités est une activité cruciale pour la mise en œuvre du paquet minimum complet de la PCI et aussi pour le maintien des performances de la PCI dans le milieu gynéco-obstétrique .

Ainsi, en appui à l’action du Gouvernement, l’UNFPA s’emploie à renforcer les capacités des sages-femmes et accoucheuses en matière de prévention et contrôle de l’infection à virus Ébola dans les maternités et faire de certaines d’entre-elles les points focaux PCI dans leurs structures respectives, d’autres des superviseurs de PCI dans les zones de santé.

Francis Otshudi/ TIMES.CD

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