Actualité

Fayulu : « Kabila peut déboulonner Félix Tshisekedi… »

 

En séjour à Londres au Royaume Uni, Martin Fayulu, arrivé à la présidentielle du 30 décembre 2018,/a évoqué, le lundi 15 avril 2019 à la Royal Institute Of International Affairs, la situation politique en République démocratique du Congo. Le candidat de la coalition Lamuka a dans son intervention réitéré l’importance de la légitimé en tant que condition préalable à une paix et à un développement durable.

« La légitimité est le socle sur lequel se base l’action d’un exécutif. Et en l’absence de celle-ci, on peut parler de gouvernance par défi. Et défier son peuple est tout sauf porteur de résultats positifs en termes d’économie et de social », a déclaré le président de la plateforme politique Dynamique de l’Opposition. Il a soutenu qu’une  » légalité de pacotille » n’est pas gage de paix et de stabilité. « Les Congolais n’accepteront pas cette travestie de la justice et de la vérité, car conscients qu’il s’agit d’un prolongement d’un régime qu’ils ont massivement rejeté à travers les urnes », a-t-il insisté.

Pour Martin Fayulu, Félix Tshisekedi, actuel président de la République, n’est pas en mesure de répondre aux attentes des bailleurs de fonds et membres de la Communauté internationale qui lui demandent des gages de bonne foi, et notamment de prendre ses distances par rapport à l’ancien président Joseph Kabila.

Il a affirmé que Joseph Kabila est capable de déboulonner l’actuel président de la République, Félix Tshisekedi, en utilisant des voies légales prévues dans la Constitution notamment l’article 166 qui stipule : « La décision de poursuites ainsi que la mise en accusation du président de la République et du Premier ministre sont votées à la majorité des deux tiers des membres du Parlement composant le Congrès suivant la procédure prévue par le règlement intérieur ».
Disposant de cette majorité dans les deux chambres du Parlement, Martin Fayulu a laissé croire que Joseph Kabila est en mesure de déchoir Félix Tshisekedi.

« Comme la décision de poursuites ainsi que la mise en accusation du président de la République sont votées à la majorité des deux tiers des membres du parlement le composant et que Joseph Kabila détient cette majorité, c’est donc possible. En cas de condamnation, le président de la République est déchu de ses charges », a dit Martin Fayulu.

Rappelons-le, cette activité était animée conjointement avec l’ancien représentant de la mission onusienne en RDC (Monusco), Alan Doss, au Chatham House de Londres. Avant le Royaume Uni, Martin Fayulu était aux États Unis d’Amérique dans le cadre de la sensibilisation sur la vérité des urnes.

Clément Muamba Mulembue

Click to comment

Laisser un commentaire

Most Popular

To Top