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Un sujet chinois exploite illégalement du bois à l’Équateur

 

Une mission conjointe composée du cadre de concertation provinciale de la Société civile de l’Équateur, de la Magistrature, la Police locale et l’Administration forestière, a surpris un sujet chinois en pleine exploitation illégale du bois dans le village Loselinga, à 11 km du territoire d’Ingende. La mission a été diligentée pour la vérification de l’alerte lancée par les communautés locales de ce village.

Pi, c’est le nom du sujet chinois trouvé en flagrant délit lors de la descente de l’équipe de suivi dans le village Loselinga, accompagné d’un Congolais qui se fait passer pour un exploitant artisanal. Les faits démontrent que ces derniers n’avaient aucun permis de coupe dans le site où ils exerçaient illégalement leur activité.

A la grande surprise, l’équipe a retrouvé des engins lourds et autres véhicules utilisés pour l’exploitation industrielle du bois dans le site d’exploitation. « Le constat est triste pour notre pays. C’est comme si nous étions un bien sans maître. Selon les sources, des sujets chinois travailleraient sous couvert de la société Maniema Union 2 et ils sont réputés pour le non-respect des normes. Ils ont débarqué à Loselinga après avoir constaté qu’il y avait des essences précieuses, et ont directement commencé à couper », a déploré Fabien Mungunza, président du cadre de concertation de la Société civile de l’équateur.

Et il a poursuivi : « Lorsque la communauté riveraine cherche à savoir, elles sont chassées comme des mouches. Ils sont là depuis 10 jours, aucun respect des lois. En dehors des illégalités dénoncées par les communautés locales nous avons constaté la coupe le long de la rivière Busira de toutes les essences, y compris ceux qui sont jeunes, sans respect des diamètres pourtant nous avons besoin de l’équilibre hydraulique pour bien vivre ».

La mission conjointe a effectué cette descente pour répondre aux allégations faites par les communautés de Loselinga. Et cela a permis de saisir quelques matériels et ouvrir une procédure de flagrance contre le sujet chinois au Tribunal de grande instance de Mbandaka contre.

« Je pense que la communauté doit rester vigilante pour dénoncer ces actions et décourager ces personnes. Ce n’est pas de l’exploitation illégale mais un braconnage des forêts, parce qu’ils dévastent tout », a estimé le député Anthony Bomboko.

L’on apprend par ailleurs que les Chinois de Maniema Union 2 auraient utilisé un permis de coupe artisanal au nom de Godefroid Bombindo Ekongo dans le village Ikondji et Ilambasa, pour couper à Inganda, et ils sont en train d’aller plus loin dans leurs crimes, aujourd’hui à Loselinga et demain ce sera un autre endroit si l’autorité ne met pas fin à ces crimes.

JLB/TIMES.CD

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