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Mushobekwa au CNUDH : Les Droits de l’Homme parmi les priorités du président Tshisekedi

 

Le président Félix Antoine Tshisekedi a souligné dès le début de son mandat que la promotion et la des Droits de l’Homme protection seront l’une des priorités en RDC. La Ministre des Droits Humains du Congo Kinshasa, Marie-Ange Mushobekwa, l’a fait savoir, le mardi 19 mars 2019 à Genève en Suisse, à la 40e session du Conseil des Nations Unies aux Droits de l’Homme (CNUDH).

Pour joindre la parole à l’acte, a souligné Mushobekwa, il a levé la mesure d’interdiction des manifestations sur la place publique. Désormais, même les manifestations tenues par son principal
challenger à la présidentielle, à savoir, Martin Fayulu, sont diffusées à la Radio-Télévision Nationale Congolaise, ainsi que dans d’autres médias de l’Etat.

Une mesure de grâce a été également prise dernièrement par le Président Tshisekedi en faveur de sept cents détenus qui ne méritaient plus de rester en prison, parmi lesquels certains acteurs politiques bien connus. Le Chef de l’Etat a également demandé à tous les Congolais qui vivent à l’étranger contre leur propre gré et qui souhaiteraient regagner leur patrie, d’y revenir sans aucune crainte. Cependant, pour ceux qui sont poursuivis pour des faits de droit commun en RDC, ils ont la possibilité de venir se présenter devant le tribunal avec leurs moyens de défense afin que justice leur soit rendue, a souligné la ministre des Droits Humaines.

« Mon pays s’engage donc encore une fois de plus à continuer à donner le meilleur de lui-même pour améliorer la situation des Droits de l’Homme à travers tout son territoire. Cela passe par la sensibilisation, la vulgarisation et surtout la lutte contre l’impunité. Sur terrain, la justice poursuit également son travail. Comme j’ai eu à le répéter plusieurs fois sur cette tribune, tous les auteurs des massacres dans les provinces du Kasai seront sévèrement sanctionnés », a-t-elle rassuré. Et d’ajouter : « Dans le cadre du procès sur le meurtre des deux experts de l’ONU et leurs accompagnateurs congolais qui ont perdu la vie le 12 mars 2017 à Bunkonde, dans la Province du Kasai central, trente-six personnes ont déjà été condamnées ».

Marie Ange Mushobekwa, à  Genève pour parler de la RDC

Marie-Ange Mushobekwa a laissé entendre :  » D’autres procès publics organisés par la Justice militaire se poursuivent jusqu’à présent, et nous promettons au Conseil des Nations Unies aux Droits de l’Homme d’aller jusqu’au bout afin qu’aucun crime ne reste impuni.
Cela va de même pour le territoire de Yumbi, dans la province de Mai-Ndombe, endeuillé par le massacre de plusieurs centaines de personnes ».

A titre illustratif, elle a rappelé que le président de la République Félix Tshisekedi a diligenté des missions d’enquête dans cette partie du pays pour faire la lumière sur ce qui s’y est réellement passé et établir les responsabilités afin que les coupables, ou plutôt les principaux
suspects, soient déférés devant les instances judiciaires congolaises.
Une de ces missions a été conduite par le ministère des Droits Humains pour identifier des cas d’atteintes et des violations des Droits de l’Homme.

« Je peux vous dire que ce qui s’est produit à Yumbi en décembre 2018 n’est pas un motif de fierté pour mon pays. En effet, un conflit inter-communautaire, lié essentiellement à la terre, a été instrumentalisé par certains acteurs politicoadministratifs locaux et a abouti malheureusement à ce cauchemar que nous vous décrivons aujourd’hui. Des enfants de moins de dix ans, des innocents, ont été tués parce qu’ils appartenaient seulement à une certaine communauté. Des jeunes garçons ont été non seulement massacrés, mais aussi émasculés pour les mêmes causes. Des femmes enceintes ont également été tuées, puis éventrées, leurs bourreaux ont même mutilé des fœtus… Je vous épargne d’autres détails. Bientôt toutes les structures de l’Etat congolais impliqués dans les enquêtes de Yumbi vont se réunir afin d’élaborer un rapport global et définitif qui sera envoyé au Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme dans les tout prochains jours », a-t-elle relaté.

Et elle a souligné avec fermeté : « Quoi qu’il en soit, les auteurs de ces massacres vont et doivent répondre de leurs actes devant les juridictions congolaises. Nous sommes bien conscients que sans la Justice, il n’y aura jamais une paix durable. A présent, le gouvernement de la RDC est en train de construire des structures d’accueil pour les populations de Yumbi ».

Et elle a conclu son intervention par la présence de la RDC au Conseil : « Notre entrée au Conseil des Nations Unies aux Droits de l’Homme depuis le début de l’année dernière, en janvier 2018, pour un mandat de trois ans, est une belle opportunité pour notre pays de poursuivre et d’intensifier sa collaboration avec le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, ainsi que d’autres partenaires qui accompagnent nos efforts dans la protection et la promotion des Droits de l’Homme »

Clément Muamba Mulembue

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