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Malgré l’instruction du chef de l’État, Transco toujours pas visible sur les artères de la ville de Kinshasa.

La Population kinoise continue d’éprouver de sérieuses difficultés pour se déplacer en transport en commun. Malgré l’instruction du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, de payer les arriérés des salaires des agents de la société de transport Transco comme convenu lors de la réunion entre son directeur de cabinet Vital Kamerhe, les ministres des finances et celui du budget.

A cause de la poursuite de la grève à Transco, encore ce mercredi 30 janvier 2019, les taxis poursuivent leurs habitudes adoptées depuis lundi 28 janvier dernier : majorer le prix de la course.

À titre illustratif, pour se rendre au centre-ville, pour la plupart des bus communément appelés 207, le ticket revient à 1500 FC au lieu de 700 FC, le ticket de bus Liteace de Kingasani vers victoire, le prix revient à 1000fc au lieu de 500fc.

Pour Esther Mafuta, étudiante de 2e graduat à l’Université protestante au Congo, « C’est regrettable, ce que nous vivons ces derniers jours avec le transport en commun. On pensait qu’avec l’instruction du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, la situation allait changer aujourd’hui mais sur le terrain, ce n’est pas le cas », a-t-elle déploré au micro de TIMES.CD.

Et d’ajouter : « avec cette situation, nous sommes obligés de dépenser plus pour nos déplacements à l’Université. Nous prions les agents de Transco de revenir à des meilleurs sentiments et obéir aux ordres des autorités du pays ».

De son côté, Floribert Diyabanza, agent de l’État, se demande si le non respect des autorités de Transco d’obéir aux ordres données par le chef de l’État de lever la grève, n’est-ce-pas dans l’objectif de lui donner une mauvaise image dans l’opinion, à peine élu?

« Un président de la République est comme un père de famille, lorsqu’il donne des ordres quelque soit les problèmes, les gens doivent exécuter », a-t-il fait savoir.

Par ailleurs, certains chauffeurs pratiquent le fameux système appelé « demi-terrain » qui consiste à parcourir uniquement la moitié du trajet tracé par l’Hôtel de Ville pour le prix d’une course.

En conséquence, de nombreux kinois parcourent plusieurs kilomètres à pieds faute de moyens suffisants pour payer le transport en commun dont le coût est revu à la hausse dans la capitale.

Rappelons-le, c’est depuis le lundi 28 janvier 2019 que les agents de Transco réclament leur droit de paiement, certains exigent même la démission du directeur général, Michel Kirumba, qui doit être remplacer par son adjoint au regard de son bilan positif pendant son intérim à la tête de cette société.

Clément Muamba Mulembue /Times.cd

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