Discours d’investiture : Félix Tshisekedi a parlé recensement, Justice et lutte anti-corruption

 

Des questions cruciales de développement ont tout naturellement été abordées par Félix Antoine Tshisekedi au cours de son discours d’investiture le jeudi 24 janvier 2019 au Palais de la Nation à Kinshasa. Aussi s’est-il attardé sur les problématiques du Recensement, de la Justice et de la lutte anticorruption.

Il a rappelé de prime abord la nécessité de disposer de l’information démographique fiable pour la planification du développement. « Le recle dernier recensement de la population date de 34 ans Nous avons accepté une situation dans laquelle plusieurs de nos compatriotes ne disposent pas de carte d’identité ou d’état civil. Nous comptons engager le Gouvernement à réaliser très rapidement un recensement sur tout le territoire. L’information démographique fiable est nécessaire à la planification de notre développement dans l’ensemble du pays, province par province », a laissé entendre Fatshi.

Et de poursuivre : « Nos provinces souffrent car notre système de transfert des recettes fiscales est inégalitaire. L’alinéa 2 de l’article 175 de la Constitution relatif au principe de la rétrocession à la source de 40% des recettes fiscales aux provinces constitue une source de déséquilibre. Un rééquilibrage est donc nécessaire sur base de critères objectifs applicables à l’ensemble des provinces. Parmi ces critères figurent la démographie, le niveau de développement et la capacité de gestion et d’absorption des allocations financières ».

Pour Félix Tshisekedi, le développement dépend aussi de la justice et de la lutte contre la corruption. « Renforcer les moyens de nos provinces pourra garantir l’accès du citoyen à une justice équitable et de proximité. Notre pays compte un magistrat pour environ 26.000 habitants. Ce déficit fragilise l’équité et l’efficacité de la justice de notre pays tout en légitimant la défiance des citoyens congolais », a-t-il constaté. Il a regretté le fait que « les actes de procédures judiciaires soient parfois rendus en contrepartie de divers paiements pour certains, en dehors de toutes règles établies. La grande majorité des justiciables est désemparée ».

« Un cadre juridique efficace permet de renforcer en premier lieu la lutte contre la corruption, fléau qui dévaste notre pays, ses institutions et ne protègent pas les créateurs de richesse. Nous allons initier une stratégie de lutte contre la corruption dans l’ensemble des rouages de l’Administration publique. Un accent particulier sera porté sur la lutte contre la délinquance fiscale. Afin de valoriser l’Etat de droit, nous allons procéder au renforcement de la sensibilisation au civisme fiscal », a promis le président élu le 30 décembre 2018 dans le cadre de la lutte contre la corruption.

Martin E/TIMES.CD

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