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Gabriel Mokia fait torturer le gérant d’un magasin.

A cause d’un compresseur de split, le candidat à la présidentielle, Gabriel Mokia a ordonné aux policiers mis à sa disposition de torturer et malmener le gérant des établissements Semky, à Kinshasa.
Conformément à la loi, le gouvernement a doté 25 policiers spécialement à chaque candidat président de la république pour assurer sa sécurité pendant la campagne électorale, à travers le pays. Malheureusement, Gabriel MOKIA MANDEMBO vient de détourner ces éléments de la Police Nationale Congolaise mis à sa disposition de leur mission, en les utilisant dans une affaire privée qui n’a rien à voir avec les élections.
Plus qu’un trafic d’influence, renseignent les témoins, le fait est grave voir gravissime.
Comme dans un film, le scénario a étonné plus d’un observateur qui fustige le comportement d’un acteur politique, qui aspire à diriger le pays demain.
Il était 13h45’, expliquent des sources concordantes, le 4 décembre dernier, lorsque Gabriel Mokia avec sa suite composée de trois jeeps remplies de policiers et cinq gardes rapprochés en civile, débarque au magasin SEMKIN, sur l’avenue Kabasele Tshiamala, ex-Flambeau. Le motif du déplacement était de restituer un compresseur de split de 12.000 BTU, acheté par MOKIA, pour une valeur de 100 $ seulement depuis plus de deux mois.
Selon le président national du «MDCO», ce matériel de réfrigération n’a pas bien fonctionné. Par cette descente, il voulait à tout prix, sans tergiversations, se faire rembourser l’argent ou obtenir un autre compresseur sans tenir compte de la garantie ni de l’usage déjà fait de celui-ci en panne.
Déterminé et fort des gardes policiers et civiles qui l’entouraient, Mokia somme le gérant de choisir entre deux alternatives à savoir, rembourser l’argent ou donner un autre compresseur neuf faute de quoi ‘il va sentir de ‘quel bois le candidat président de la république se chauffe ».

Violation des droits de l’homme !

Pendant que le gérant essaie de lui expliquer comment on procède en pareil cas, Mokia ne veux rien entendre de ces explications et ordonne à sa garde d’enlever le gérant du magasin manu militari comme un malfrat. L’infortuné est jeté dans la jeep de la police. Menotté et passé à tabac au vu et au su de tous, le pauvre est conduit à la résidence privée de Mokia au quartier Bon Marché dans la commune de Barumbu, rapportent les témoins sur place. Là, le gérant va passer à un interrogatoire serré pour motif « de manque de respect au candidat président ». Ce dernier est un grand homme de ce pays, qui connait même l’actuel chef de l’état. Se trouvant en position de faiblesse, coupé de tout contact extérieur dans une résidence privée, sans protection de l’Etat congolais et craignant pour sa sécurité, le gérant acceptera qu’on revienne au magasin pour examiner avec les responsables de la Société la solution à donner à cette situation dramatique créée par Gabriel Mokia.
Pendant que le gérant est soumis aux supplices moraux dans la résidence privée de Mokia à Barumbu, les responsables de la Société inquiets pour ce qui s’est passé au magasin et craignant pour la sécurité du gérant, font recours à un officier, capitaine de la PNC. Son arrivée coïncide avec le retour de Mokia et sa suite au magasin.
Furieux de voir la police de garde obéir à un ordre illégal et mal donné, fut-il par un candidat président, le capitaine s’en prend violement aux policiers mis à la garde de Mokia et les somme tout affaire cessante de se rendre tous avec leur jeep au Quartier Général de la police de l’Unité de garde dans la concession du Zoo.
Au QG de l’Unité des gardes, selon les témoins, tous ceux qui voulaient savoir le pourquoi de la visite de Mokia à cette heure-là, pendant que tous les candidats présidents se déploient à travers la République pour battre campagne, étaient étonnés de voir celui qui prétend vouloir diriger la grande RDC descendre dans le caniveau, se vautrer dans la boue pour une petite affaire d’un compresseur de 100$ US acheté il y a plus de deux mois.
Pour ne pas humilier Mokia davantage, le Colonel en charge des opérations va demander au Capitaine de voir dans quelle mesure intervenir pour trouver une solution à l’amiable.
A voir ce que Mokia a fait au gérant de magasin SEMKIN, alors qu’il n’a pas le pouvoir prouve à suffisance que, d’aventure s’il l’ obtient avec tout son impérium, on peut déjà imaginer des violations des droits de l’homme en cascade sans être prophète.

Jordache Diala/Times.cd

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