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Human Rights Watch pour la reconduction des sanctions de l’UE contre Shadary et Cie.

Human Rights Watch (HRW) plaide pour la reconduite des sanctions prises par l’Union européenne contre des personnalités congolaises dont le candidat du président Joseph Kabila à la présidentielle du 23 décembre, Emmanuel Ramazani Shadary.

« Nous vous écrivons pour exhorter votre gouvernement à soutenir le renouvellement et l’élargissement des sanctions ciblées de l’Union européenne à l’encontre d’officiels de haut rang de la République démocratique du Congo », écrit HRW dans une lettre aux responsables et aux ministres de l’Union européenne datée du 30 novembre dernier et parvenue à la rédaction de TIMES.CD ce mercredi 5 décembre 2018.

A trois semaines des élections, « la répression se poursuit, les responsables des exactions commises par le passé n’ont pas eu a répondre de leurs actes et l’environnement propice à la tenue d’élections crédibles est inexistant » explique HRW.

Pour HRW, « la RDC se dirige vers des élections chaotiques, répressives et frauduleuses ».

« Aucune des 16 personnalités visées par les sanctions n’a fait l’objet d’une enquête ni n’a été traduite en justice pour son implication présumée dans des cas graves de violations des droits humains.

« Dans ce contexte, la levée des sanctions signifierait que l’UE tolère l’impunité et encourage purement et simplement les hauts responsables et autres proches de Kabila à poursuivre leur répression violente », a estimé cette organisation des droits de l’homme.

Pour rappel, Bruxelles doit se prononcer au courant de ce mois de décembre sur le prolongement ou pas des sanctions qui visent le candidat président, Emmanuel Ramazani Shadary et une quinzaine de personnalités congolaises.

Rappelons-le, la RDC par le canal de son chef de la diplomatie, Léonard She Okitundu, avait menacé le vendredi 1er décembre 2018 l’Union Européenne de mesures de rétorsion si Bruxelles ne levait pas d’ici le scrutin du 23 décembre les sanctions qui visent Emmanuel Ramazani Shadary.
Pour Kinshasa, ces sanctions européennes représentent « un cas flagrant d’ingérence inacceptable dans le processus électoral congolais ». Ces sanctions ont été prises en 2016 et au début de 2017 pour atteinte aux droits de l’Homme et entrave au processus électoral en RDC.

Clément Muamba Mulembue/Times.cd

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