Now Reading:
Kambayi Jacques: « je suis à la quête de la paix et du développement de ma province »(interview)
Full Article 5 minutes read

Kambayi Jacques: « je suis à la quête de la paix et du développement de ma province »(interview)

Fils du Kasaï Central, Kambayi Jacques lutte pour la paix et le développement de sa province où il a lancé sa fondation qui mènera des actions pour faire sortir la population du Kasaï Central de la misère et des conflits. Dans une interview exclusive accordée à TIMES.CD le lundi 15 octobre 2018, ce fils du Kasaï explique le sens de sa fondation et ses motivations.

Times.cd: C’est quoi la fondation Kambayi Jaques(FKJ)?

Kambayi Jacques: C’est une structure qui a existé ,il y’a des années, ici a Kinshasa, pour le moment elle est implantée à Kananga, nous nous sommes dit qu’on doit laisser un label qui doit parler de nous et surtout ce que nous faisons pour la population entière, principalement kanangaise.

Times.cd Quels sont les objectifs que vous poursuivez?

KB: L’objectif est d’aider la population à l’autoprise en charge, nous avons constaté que les enfants de notre pays cherchent toujours à dépendre des autres, c’est vrai que ce qu’on a ne provient généralement pas de nous-même mais de quelqu’un d’autre mais il faut savoir quoi avoir de quelqu’un. C’est actif ou passif après le départ de cette personne qui nous l’a offert, c’est pour cela que nous nous sommes dit, la fondation peut être là pour amener chaque enfant à se prendre en charge, nous sommes spécialisé dans plusieurs domaines et sur chaque domaine a des orientations que nous donnons pour qu’on arrive à un bon résultat. Donc nous devons savoir exploiter les atouts que Dieu a placé dans chacun de nous dans les actions sur terrain.

Une école du village Luandanda non loin de la ville de Kananga

Nous orientons aussi les licenciés, graduées, diplômes d’Etat et même les gens qui n’ont pas étudié avec les idées et parfois des moyens pour qu’ils deviennent autonomes et réussir sa vie

Times.cd: Qu’a déjà réalisé concrètement sur terrain la fondation?

KJ: La fondation a une branche ici à Kinshasa qu’on appelle Golden Service qui a aussi beaucoup de domaines: le studio audiovisuel, service de sérigraphie, infographie, service traiteur, la location matérielle, la location structure lumineuse pour les concerts lives et nous encadrons les étudiants de l’Académie de Beaux-Arts qui viennent passer leur stage académique voire même nous embauchons aussi ceux qui ont des compétences et cet ainsi que nous offrons des emplois à ces jeunes. A Kananga, nous avons fait des descentes sur terrain, nous avons remis des fournitures scolaires aux enfants démunis qui n’ont pas des parents parce qu’ils ont été tués pendant le conflit. Nous sommes venus aussi en aide à certains étudiants qui n’avaient pas le moyen de continuer leurs études. Nous les avions identifiés et répertoriés pour assurer leurs études.

Kananga a connu une guerre qui ne dit pas son nom et le besoin d’aide est urgent pour cette population. Nous organisons aussi les activités sportives dont on remet aux jeunes des prix qui leur redonnent le sourire. Et dans d’autres domaines nous pensons lancer d’autres activités même champêtres pour ceux habitant les périphéries de la ville de Kananga. Je profite d’ailleurs pour lancer un appel avec ma main droite posée sur le coeur à nos frères et soeurs du Kasaï qui sont en dehors du pays de revenir et construire leur province.

Nous avons quitté la ville de Kananga, pour poursuivre nos études ici à Kinshasa et ailleurs. Il est temps que nous revenions et construisons la ville avec la connaissance que nous avons acquise et faire développer notre province. Et ceux qui ne voudrons pas revenir physiquement peuvent revenir moralement et matériellement en soutenant la fondation qui a besoin de réaliser des grandes actions en faveur de la population.

Times.cd: Avez-vous un financement venu de l’extérieur?

KJ: Pour le moment non. Nous travaillons avec nos moyens de bord. Mais cela ne veut pas pourtant dire que nous avons fermé la porte à ceux là qui ont la bonne volonté de nous joindre. Nous sommes disposé à faire route ensemble avec qui que soit pour le développement du Kasaï-Central. L’adhésion à la fondation est libre et aussi volontaire mais moyennant 1000fc mensuellement et c’est ce 1000fc qui nous aide aussi à aider un de nos membres qui est dans le besoin.

Times.cd: Avez-vous des ambitions politiques ?

Oui j’ai des ambitions politiques et d’ailleurs je suis candidat député national dans la circonscription de Kananga ville. J’ai pensé à la politique vu qu’avec mon expertise, je peux apporter un plus dans le changement de ce pays. Nos politiques ont déçu notre population et cette déception entant que fils du pays a fait monter la rage en moi. Dieu nous a tous doté des atouts et il n’est pas dit que seulement un groupe d’individus a droit de faire souffrir ce peuple. Pour moi il est de changer quelque chose.

Times.cd: UN dernier mot de votre part?

KJ: J’aime mon pays! J’aime ma province!

Interview réaliser par Petit Ben Bukasa/times.cd

Laisser un commentaire

Input your search keywords and press Enter.