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FEC : Les élections réduiront la perception du risque sur la RDC, dixit Albert Yuma

Comme annoncé, Albert Yuma a lancé officiellement, le jeudi 11 octobre 2018 à l’hôtel Pullman à Kinshasa, les activités de la Fédération des entreprises du Congo (FEC). Il a axé son discours sur sa vision et les actions à l’aube de l’année 2019, mais aussi sur les réalisations obtenues auprès du gouvernement.

La RDC est à un tournant particulier de son histoire, dans un peu plus de deux mois, les Congolais vont élire en toute indépendance un nouveau président de la République, et procèderont au renouvellement des députés nationaux comme provinciaux, a-t-il dit.

« Nous, la FEC comme représentant du monde des affaires, nous nous félicitons de cette perspective qui permettra de réduire la perception du risque qui pèse parfois injustement sur notre pays et de favoriser l’investissement tant local qu’étranger », a laissé entendre Albert Yuma.

Et d’indiquer : « Cette nouvelle mandature, a souligné Albert Yuma, devra être l’occasion pour les nouveaux responsables de prolonger l’action volontaire engagée depuis plusieurs années par le Président de la République Joseph Kabila et son gouvernement pour tracer des pistes claires pour le développement de notre pays »,

Il a poursuivi : « Comme le président l’a rappelé récemment à Kolwezi avec force, le secteur minier dispose aujourd’hui des outils juridiques devant permettre de mieux repartir la richesse de notre pays entre les communautés locales, l’État central et décentralisé et les investisseurs, il appartiendra au prochain gouvernement de faire appliquer dans la totalité les nouvelles dispositions législatives qui ont été récemment adoptées ».

« Malgré la promulgation du nouveau code minier, le projet du budget 2019 que j’ai entendu parler reste si faible. Tant qu’on n’aura pas une volonté d’aller capter les revenus là ou ils sont, tant qu’on n’aura pas la volonté au niveau du gouvernement de traquer la fraude, les tracasseries et des taxes contentées de l’îlot connu des membres de la FEC, ça ne pourra pas aller », a-t-il déploré dans son allocution.

Par ailleurs, Albert Yuma a fait savoir que le secteur de l’énergie qui a été libéralisé, le secteur des infrastructures, des transports qui bénéficient d’une législation adaptée au développement des partenariats, le développement agricole et pastorale, le soutien à la transition industrielle avec les zones de transition écologique pour protéger notre forêt, devont ainsi être au coeur des préoccupations de tous les acteurs de ce pays afin de répondre aux défis du développement économique, écologique et sociale de la RDC.

Pour répondre à ses nouveaux défis, a-t-il estimé, les futurs responsables devront faire preuves d’un grand courage et d’une grande persévérance dans leur action, trouver des solutions innovantes basées sur des nouveaux outils de financement, appuyés par une administration publique réformée et un secteur privé constructif.

« À la place qui est la notre, la FEC, comme tous les autres secteurs, prendra sa part dans ce changement dans le souci de développement de ses membres et du pays tout entier qui forment une seule et unique communauté », a assuré Albert Yuma.

Parmis les nouveautés de cette rentrée de la FEC, l’on note la nomination de Jean-Claude Eale comme président de la nouvelle Commission « Marketing et communication », avec comme objectif de communiquer, rendre visible les actions de la FEC et attirer de nouveaux adhérents.

Réalisations obtenues par la FEC

Outre sa vision, Albert Yuma, a aussi énuméré quelques réalisations obtenues par la corporation déjà pour les grandes entreprises dans leur ensemble (Petites et moyennes entreprises, ou grandes). À cet effet, a-t-il rappelé, la FEC a été l’initiatrice de l’organisation sur la fiscalité qui a permis d’engager la révision du code d’exercice et de nomenclature des impôts, la prohibition de la perception des frais administratifs, la révision du smig dans le cadre du dialogue social.

Dans le secteur minier, a-t-il dit, sa corporation a obtenu du gouvernement, à travers la Direction générale des recettes administratives, domaniales et de participation (DGRAD), l’annulation de 1% du paiement des droits proportionnels aux sociétés minières, au titre des réalisations pour l’exercice 2017, lors de l’intégration du Traité portant Organisation pour l’harmonisation du climat des affaires en Afrique(OHADA).

La FEC, a-t-il fait savoir, a également obtenu du gouvernement, notamment, l’exonération des entreprises minières, l’impôt minimum sur le bénéfice et profit (IBP), le principe de remboursement de crédit TVA aux sociétés minières membres à la FEC par le mécanisme de compensation avec d’autres paiements à l’État congolais, ou encore la propagation du délai de déclaration et de paiement des Taxes des installations classées.

Albert Yuma a laissé entendre que la FEC a également contribué à l’élaboration des travaux portant sur la réforme du Code minier, tout en précisant que cette structure n’a pas tenu la plume du gouvernement, contrairement à ce que certains esprits essaieraient de faire croire à l’opinion. Mais il a reconnu avoir participé à toutes les étapes.

La FEC a aussi contribué à l’activation consensuelle de la taxe d’assainissement de la ville de Kinshasa, aux mesures de sauvegarde des industries locales par l’interdiction de l’importation des produits concurrents, notamment le ciment, le sucre, les barres de fer, la farine de froment.

S’agissant du secteur pétrolier, Albert Yuma a relevé que l’action de l’organisation patronale auprès du gouvernement a permis la récupération du manque à gagner par les pétroliers, du fait des mécanismes de révision de la structure des prix du carburant.

Pour ce qui est des banques commerciales, la FEC s’est engagée auprès des opérateurs du secteur pour faire accepter le principe de la défiscalisation des provisions pour créances douteuses en faveur des banques.

Quant à ceux qui ont quitté la FEC, Albert Yuma a estimé : « Ils font fausse route en agissant de la sorte et ne donnent pas une image positive de leur implantation en RDC dans notre pays, je crois que la raison voudrait qu’ils réintègrent la structure commune où la porte ne leur a jamais été fermée ».

Il a exhorté ceux qui hésitent encore à rejoindre la FEC. Et à ceux qui sont fidèles, il a les encouragé à être encore plus actifs et à s’engager auprès de lui afin de bâtir ensemble l’association comme le veut le slogan de la FEC.

Ce slogan stipule : ‘Ensemble apportons notre contribution au développement par la création d’emploi, des richesses à distribuer de manière équitable, ensemble avec nos dirigeants, créons des conditions d’exercices des activités encore plus propice, ensemble travaillons avec le gouvernement dans ses efforts de rechercher des voies et moyens d’assainir les milieux économiques et social en vue de permettre au secteur privé de jouer pleinement son rôle de créateur des richesses et d’emplois, et enfin ensemble croyons à l’avenir de notre fédération ».

Dans le cadre de la reprise de ses activités, convient-il de souligner, ce même exercice est encore prévu le 25 octobre 2018 à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga.

 

Clément Muamba Mulembue/TIMES.CD

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