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She Okitundu à la conférence sur le commerce illégal d’espèces sauvages à Londres
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She Okitundu à la conférence sur le commerce illégal d’espèces sauvages à Londres

Sur invitation de son homologue britannique Jeremy Hunt, le Vice-premier ministre en charge des Affaires étrangères et Intégration Régionale, Léonard She Okitundu, participe, du 11 au 12 octobre 2018 à Londres, à la 4e conférence internationale sur le commerce illégal d’espèces sauvages.

Plusieurs personnes prennent part à cette rencontre dont les en présidents Ali Bongo du Gabon, Yoweri Museveni de l’Ouganda, Masisi du Botswana, le prince William du Royaume Uni, ainsi qu’une cinquantaine de délégations ministérielles.

À en croire la cellule de communication du ministère des Affaires étrangères, She Okitundu va à Londres pour réaffirmer l’engagement de la RDC de participer à l’éradication de ce fléau mondial devenu une grave menace pour la souveraineté et la stabilité de certains pays.

Le commerce illégal d’espèces sauvage représente des milliards de dollars américains en contrebande. L’on apprend par exemple que les prix de l’ivoire atteignent aujourd’hui des sommets de 2.000 dollars le kilo.

Les bénéfices que l’on peut en tirer sont tellement juteux que le commerce illégal de l’ivoire est de plus en plus aux mains de groupes et de réseaux criminels qui servent à financer des conflits civils armés et des activités de nature terroriste, notamment à l’Est de la RDC. La réunion de Londres doit déboucher sur de nouvelles mesures internationales face à cette industrie criminelle.

Les élections en dernière ligne droite

En marge de ces assises, le Vice-premier ministre Congolais et le ministre des Affaires étrangères britannique et du Commonwealth ont eu une séance de travail bilatéral avec leurs délégations respectives. Et l’évolution du processus politique en RDC a été au menu des entretiens entre les deux délégations. Jeremy Hunt a salué les « étapes franchies ».

Et She Okitundu a signifié au ministre britannique des Affaires étrangères que les élections prévues le 23 décembre 2018 sont entrées dans leur « dernière ligne droite » avec le déploiement prochain du matériel électoral et la campagne électorale vers fin novembre. Il a rassuré son interlocuteur des dispositions prises par le Gouvernement sur les plans financiers, logistiques et sécuritaires pour des scrutins crédibles, apaisés et transparents.

A ce sujet, a indiqué Jérémy Hunt, Londres a salué l’esprit d’ouverture de la CENI qui a permis une étude sur la machine dite à voter et dont les recommandations ont été rendues publiques par Westminster International, une ONG britannique.

Le Ministre anglais a renouvelé la disponibilité du soutien de Londres pour l’achèvement heureux du processus électoral qui permettra le premier transfert pacifique de pouvoir en RDC depuis son indépendance. Aussi a-t-il salué l’engagement du Président Joseph Kabila dans ce sens.

Ebola, coopération, pragmatisme britannique et MONUSCO

Parlant de la lutte contre la maladie à virus d’Ebola, She Okitundu a remercié l’apport britannique pour l’envoi d’experts qui ont collaboré avec le ministère national de la Santé publique dans cette lutte contre ce dangereux virus.

Sur la coopération bilatérale, Okitundu a prône une approche plus axée sur le business et les opportunités d’affaires nombreuses proposés par la RDC en lieu et place d’une vision plutôt axée sur les actions philanthropiques.

La Grande-Bretagne étant membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU qui est saisie en permanence de la question congolaise, She Okitundu a salué les « évolutions positives » britanniques sur la situation en RDC lors des débats et prises de décisions au sein cette instance.

Le patron de la diplomatie congolaise a apprécié cette « nouvelle approche spécifique pragmatique » de la diplomatie britannique qui prend en compte les avancées en RDC, contrairement au « dogmatisme » de certains pays européens.

She Okitundu a rappelé la volonté gouvernementale d’un re-dimensionement qualitatif de la MONUSCO, avec moins de troupes mais plus aguerries pour la guerre asymétrique face aux groupes rebelles dans l’Est du pays ainsi qu’une exit strategy pour 2020.

Les deux hommes d’État ont convenu de travailler à la consolidation des relations bilatérales dans les instances internationales.

Clément Muamba Mulembue/TIMES.CD

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