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Beni : des journées « ville morte » en mémoire des victimes des massacres
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Beni : des journées « ville morte » en mémoire des victimes des massacres

La ville de Beni observe, ce mardi 25 septembre 2018, la deuxième journée de deuil dans la province du Nord-Kivu en mémoire des personnes massacrées le week-end dernier par les présumés rebelles ADF.

En réunion extraordinaire le lundi 24 septembre, la Coordination urbaine et territoriale de la Société civile de Beni a préféré prolonger la série de journées ville morte jusqu’au vendredi 29 septembre prochain.

Le départ de la Monusco exigé

Dans ses recommandations à l’issue de ladite réunion qui a connue la participation de toutes les structures, la Coordination territoriale et urbaine de la Société civile de Beni se dit préoccupée par la multiplicité des cas de tueries. Elle fait allusion aux cinq attaques dans la ville de Beni et huit jours dans le territoire du même nom.

La Société civile exige la cessation des activités liées à la riposte contre la maladie à virus Ebola jusqu’au retour effectif de la paix. Car, argue-t-elle, « autant mieux mourir d’Ebola que d’être exterminé lors des massacres ».

En outre, les forces vives de Beni exigent la suspension des activités de tous les organismes internationaux, les organisations nationales et internationales, y compris la MONUSCO. Les grévistes annoncent qu’une équipe de suivi, composée, notamment, de la jeunesse, des étudiants, ainsi que des motocyclistes, fera le suivi pour les récalcitrants.

La Société civile décrète aussi la cessation des cours dans toutes les écoles pour ne pas exposer les élèves aux risques d’enlèvement. Elle exige également la démission de toutes les autorités locales.

Bien plus, la Société civile condamne le comportement « indigne » du major Irebu Bosenda de la Police nationale congolaise qui, selon elle, a lancé une bombe lacrymogène dans le bureau de la Société civile alors qu’elle tenait sa réunion. Elle exige aussi la présence à Beni des ministres de l’Intérieur et de la Défense pour évaluer les opérations militaires avec la population.

Le chef d’état-major des FARDC, le lieutenant-général Célestin Mbala Munsense, est arrivé à Beni le lundi 24 septembre. Son agenda n’est pas encore connu, mais il s’agit cependant de la première visite de l’officier supérieur militaire à Beni, depuis qu’il est nommé chef de l’Armée congolaise.

Delphin Mupanda /TIMES.CD

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