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Makutano 4 : les entrepreneurs pour la valorisation du « Local Content »

Les rideaux de la 4ème édition du Makutano sont tombés depuis le lundi 17 septembre 2018 au Kempiski hôtel Fleuve Congo. Autour du thème « le Local Content à la reconquête de l’économie. Entre enjeux de développement des territoires, de réappropriation de l’économie par les nationaux ou de préférence nationale », les acteurs économiques tant nationaux qu’étrangers ont cogité sur la question de la mise en place des politiques de « Local Content » dans les provinces de RDC.

En somme, le « Local Content » consiste à impliquer localement les ressources humaines, les matériaux et les services nécessaires à la fabrication d’un produit, plutôt que de les importer.

Dans son discours d’ouverture, le président de la Fédérations des entreprises du Congo(FEC) et directeur général de la Gécamines, Albert Yuma, a affirmé croire que le Local Content est la part nationale ou locale qu’on arrive à développer dans tout processus économique, de quelque nature qu’il soit et se développant sur le territoire afin de faire profiter en priorité à tout écosystème national. C’est la valeur créée par les nationaux qu’on ne veut pas voir s’envoler vers d’autres cieux.

Albert Yuma trouve que le développement économique se fonde sur les ressources naturelles.  » Cela ne veut pas dire que ces ressources constituent le seul horizon indépassable du développement futur du pays, mais ce serait une hérésie que de ne pas en profiter tant la RDC en est pourvue », a-t-il martelé.

Le Dg de la Gecamines a avoué penser à l’industrie minière, car selon lui, elle est omniprésente dans notre pays. Il regrette que l’industrie minière bien que développée, n’offre ni les revenus, ni les effets positifs pour le tissu économique local.

Il a pensé également à l’agriculture parce que d’une part, elle est une vertu en terme d’indépendance alimentaire, création d’emplois locaux et épargne nationale, et d’autres part, contrairement aux ressources minière, l’agriculture est une activité renouvelable et pour l’instant non substituante, qu’enfin, et c’est peut-être le plus important, parce que la bataille de la terre et de l’eau, constituera l’enjeu géopolitique le plus important du siècle à venir, face aux conséquences humaines et sociales de l’accroissement de la population et du changement climatique qui cause déjà la famine et le déplacement de millions d’hommes dans de nombreuses parties du monde.

Le président nationale de la FEC propose des conditions indispensables au développement territorial. D’abord, la formation des hommes car « il faut un personnel bien formé pour répondre aux besoins générés par ces politiques de développement »; les voies de communication, notamment le chemin de fer, mais pas uniquement, car il est important de connecter le pays au monde extérieur.

La journée s’est ensuite poursuivie par des travaux en atelier. Des tables rondes animées par des grands acteurs économiques de la RDC et du Congo/Brazzaville et d’ autres experts comme Mme Claudine Sigam, experte internationale(ONU) des questions de Local content, en vue de trouver les voies et moyens de stabiliser l’économie.

Un invité de marque a concouru à la fermeture de la journée. L’ancien président du Ghana, John DRAMANI MAHAMA qui a félicité les organisateurs pour cette initiative.

Pour lui n’étant jamais arrivé en RDC, particulièrement à Kinshasa, il pensait que Kinshasa c’est la guerre. Mais cette occasion lui a permis de contempler la ville et de trouver que les nouvelles qui sont données par les médias internationaux induisent aussi les investisseurs à ne pas se rapprocher du pays. John Dramani a précisé que la RDC est un pays fort et riche qui peut faire sortir toute l’Afrique de la pauvreté.  » La RDC tout comme l’Afrique est riche en ressources naturelles et pour cela il faut aller au vers le développement avec une politique de gagnant-gagnant entre l’Etat et le investisseurs, c’est-à-dire les investisseurs gagnent et la population locale gagne également », a-t-il conclu.

Les participants à cette 4ème Makutano n’ont pas de leur côté caché leur joie au sortir de la salle. Pour Al Kitenge, la particularité de ce 4ème Makutano est le comment nous participons dans l’économie nationale en allant dans ce qu’on appel le Local content, c’est-à-dire, toutes les dividendes qui doivent rester en RDC quand les opérateurs économiques d’ici et d’ailleurs opèrent au pays. « Nous avons mis de couloirs d’exécution et d’efficacité par rapport à la réglementation nationale non seulement dans le secteur minier, mais en parallèle avec d’autres secteurs », nous a-t-il révélé. « Il faut savoir que le vrai pouvoir, c’est le pouvoir économique et nous l’avons toujours ignoré. Mais de plus en plus les opérateurs économiques commencent à trouver des véritables couloirs de discussions pour être toujours en mesure d’influencer l’efficacité institutionnelle. C’est dans ce cadre là qu’il faut mettre Makutano… » a-t-il appuyé.

Petit Ben Bukasa/Times.cd

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