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Députation nationale: la Société civile demande l’invalidation d’Amy Ambatobe

Des réseaux des organisations de la Société civile de la RDC sont montés au créneau, ce mardi 4 septembre 2018 au siège de Greenpeace à Gombe, pour dénoncer la gestion calamiteuse des forêts de la République démocratique du Congo par le ministre de l’Environnement Amy Ambatobe.

À les en croire, en effet, le ministre Amy Ambatobe s’obstine à oeuvrer en solo pour réviser le Code forestier datant de 2002. D’ores et déjà, accusent-ils, son cabinet s’est substitué actuellement à l’administration forestière de son propre ministère.  » La démarche du ministre Amy Ambatobe ignore qu’il existe, au sein même de son ministère, un Comité de Pilotage chargé de l’élaboration des mesures d’application de la loi forestière, placé sous la conduite du Secrétaire général. Cette structure ne devrait pas être écartée des travaux de cette révision dont elle est sensée par ailleurs refléter les intérêts de tous », à déclaré René Ngongo, activiste des droits de l’Environnement et prix Nobel alternatif.

Accusant le ministre d’éviter le débat public sur cette question au sein du parlement, ces activistes le soupçonnent de vouloir faire intervenir le président de la République pour obtenir la révision du Code forestier par Ordonnance-loi.  » De quelle urgence faisons-nous face pour justifier le recours à une telle démarche? Amy et son équipe roulent-ils pour quels intérêts? », se sont-ils interrogés, avant de dénoncer une atteinte à la Constitution.

Toute cette mascarade de procédure de révision unilatérale du Code forestier, estiment les environnementalistes, ne poursuit qu’un seul but:  » la levée du moratoire en place depuis 2002″ et de procéder au  » bradage du patrimoine forestier de l’Etat ».

Comme preuves des manigances qui se trament, ils citent le financement des réunions et des retraites de travail tenues secrètes, la signature ces derniers mois de plusieurs arrêtés ( homologation concession SOMICONGO, ITB Bikoro) en violation des dispositions réglementaires dans le secteur, la main mise de certains investisseurs chinois peu scrupuleux provoquant déjà sur terrain des nombreux conflits avec les communautés, notamment à Boende( province de la Tshuapa), etc.

Face à toutes ces dérives, les organisations de la Société civile environnementale demande la fin de cette gestion calamiteuse qui ternit l’image de notre pays par la révocation du ministre Amy Ambatobe. Bien plus au-delà de l’exigence de la démission immédiate du ministre, qui abuse de son pouvoir et met en danger l’avenir des forêts congolaises, elles appellent à l’invalidation d’Amy Ambatobe sur la liste des candidats députés nationaux.

Tchèques Bukasa/TIMES.CD

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