Now Reading:
Musique : le dossier Koffi sur le viol des danseuses divise la France et la Zambie
Full Article 2 minutes read

Musique : le dossier Koffi sur le viol des danseuses divise la France et la Zambie

Malgre les menaces de la France, le chanteur congolais Koffi Olomide a signé un passage en force en Zambie. Le roi du tcha-tcho a bel et bien presté à Lusaka avant sa production du week-end dernier à Kinshasa.

Il a même profité de son séjour dans la capitale zambienne pour faire un don des matelas et draps, y compris quelques produits de première nécessité (savon, lait, sucre…), à la population démunie d’un quartier périphérique de Lusaka.

Un geste que le chanteur congolais n’a jamais fait, dans son propre pays, le Congo-Kinshasa où il a fêté ses 62 ans, le 13 juillet dernier. Et pourtant, dit-on, la charité bien ordonnée commence par soi-même. S’agit-il d’une corruption morale ou d’une subornation pour l’artiste de la rumba qui veut soigner aussi son image après tout ce qui se raconte sur lui dans les médias africains et occidentaux ?

Ce qui est vrai, témoigne une vidéo adressée au Times.cd, Mopao Mokonzi a laissé une bonne impression à Lusaka, grâce à son action humanitaire et surtout à son spectacle. Avant ce concert, doit-on retenir, le patron du groupe Quartier Latin International a été reçu par le Gouverneur de Lusaka auprès de qui il a eu toute la garantie possible pour sa protection, sa sécurité et sa libre circulation, dans la capitale zambienne.

C’est juste après cette audience avec les autorités zambiennes que le chanteur congolais et son groupe Quartier Latin ont retrouvé le chemin de la scène pour donner une superbe production musicale. Car, ses admirateurs ont été émerveillés par son spectacle.

En foulant le sol de Lusaka, Koffi Olomidé n’a cependant pas défié Interpol. Mais, il a juste trouvé un stratagème pour contourner la décision de l’ambassadeur de France en Zambie, qui menaçait de l’arrêter au cas où il entrait dans le territoire zambien.

Pour le diplomate français, rappelle-t-on, l’artiste congolais n’a pas encore été blanchi des accusations portées contre lui en France. Depuis 2012, il est accusé de viol et séquestration  de ses danseuses, et surtout de les avoir fait travailler sans permis dans l’Hexagone. Qu’à cela ne tienne, Koffi n’a jamais été sous un mandat d’arrêt international, dixit son avocat.

Jordache Diala/TIMES.CD

Laisser un commentaire

Input your search keywords and press Enter.