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Congo/Brazza : comparution de 3 délinquants fauniques à Ouesso et Dolisie

Les 23 et 24 août 2018 vont s’ouvrir, sauf changement de dernières minutes, les audiences portant sur la criminalité faunique aux Tribunaux de Grande Instance de Ouesso et de Dolisie.

A Ouesso, dans le Département de la Sangha, les juges statueront sur l’affaire Mahamad ABDOU, un sujet congolais, d’origine camerounaise, arrêté le 04 juillet 2018 à Pokola, en flagrant délit de détention et circulation illégales, commercialisation de 9 pointes d’ivoire, représentant 5 éléphants massacrés.

Mahamad ABDOU serait un notoire trafiquant d’ivoire. Il passerait ses commandes d’ivoire auprès des équipes de braconniers en forêt, puis utilise sa boutique comme couverture afin de revendre à ses clients provenant non seulement des villes de la République du Congo, mais aussi des pays frontaliers avec le Congo notamment le Cameroun.

Pokola serait le centre de stockage des pointes d’ivoire avant-vente. Les audiences pour plaidoiries et réquisitions ont eu lieu le 26 juillet et le 09 août 2018. Ce dernier reconnait les faits qui lui sont reprochés à savoir : la détention et circulation illégales ainsi que la commercialisation de 9 pointes d’ivoire. Il est également inculpé pour présomption d’abattage de cette espèce animale intégralement protégée (éléphant). Le verdict portant sur cette affaire est attendu pour ce 23 août 2018.

A Dolisie, dans le Département du Niari, l’affaire concerne le cas Georges SIOMBO et Mesmin N’DINGA BOUNDA, tous de nationalité congolaise. Ces derniers avaient été arrêtés en flagrant délit de détention et circulation illégales de deux pointes d’ivoires d’éléphant, le 18 décembre 2017 à Dolisie. Ces individus seraient de grands trafiquants d’ivoire dont la source d’approvisionnement de ces produits serait le district de Bambama dans le département de la Lékoumou.

L’un de ces prévenus serait un acheteur d’ivoires auprès des braconniers afin de les revendre à ses potentiels clients. L’autre joue le rôle du démarcheur. Il circule dans plusieurs villes de la République du Congo, notamment Pointe Noire, Dolisie et Brazzaville pour la recherche des clients des produits de faune. Il s’agira pour ce 24 août 2018 d’une audience pour plaidoirie et réquisitions.

Ces prévenus ont été arrêtés respectivement par les agents de la Direction Départementale des Eaux-et-Forêts de la Sangha et ceux du Niari avec le concours des éléments de la Gendarmerie nationale avec l’appui du PALF (Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune Sauvage).

L’éléphant est une espèce animale protégée par la loi de 2008 sur la préservation de la faune et des aires protégées et d’autres textes d’application comme l’arrêté de novembre 1991 de la République du Congo. L’article 113 de cette loi stipule : « Sans préjudice des confiscations, restitutions, retraits de permis et licences de chasse ou dommages et intérêts, sera puni d’une amende de 100.000fcfa à 5.000.000 fcfa et d’un emprisonnement de 2 ans à 5 ans ou l’une de ces peines seulement, quiconque aura : Abattu un animal intégralement protégé, importé, exporté ou fait transiter sur le territoire national, les espèces protégées et/ou leurs trophées en violation de la présente loi ou des conventions internationales en vigueur au Congo».

Achille Schillains, TIMES.CD/Correspondant à Brazzaville

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