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Notre Brigitte ( Témoignage d’un confrère)
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Notre Brigitte ( Témoignage d’un confrère)

La mort est certes un phénomène naturel, mais il y a de ces morts qui nous bouleversent plus que d’autres. Celle de Mopane en est une. Elle perd coup sur coup père et mère avant de les rejoindre dans l’éternité.

On ne nous pleure pas tous de la même manière, même si la mort blanchit même le plus horrible des humains. Brigitte est pleurée par toute la corporation. Son aura s’etend de Kinshasa à New York, de Johannesburg à Paris, de Brazzaville au Brésil. De Kigali à Londres. Partout où vit âme ifasico-istienne, l’onde de choc de ce séisme a été ressentie avec une grande amplitude parce que Brigitte est Brigitte, Mopane est l’icône, la sœur et consœur attentive qui nous a tous enivrés, non seulement de sa beauté avec son regard d’éternelle fragile innocente, sa voix sucrée et douce, mais aussi par son savoir vivre. Et oui, si hier toute la tour de la voix du Zaïre s’est littéralement écroulée à la suite de cette douloureuse nouvelle, avec les pleurs dans tous les bureaux, c’est parce que Mopane est Mopane. Brigitte nous laisse orphelins d’une amitié indéfectible qui se moque du temps et de la distance. Il n’y a aura jamais deux. Ce vide ne sera pas comblé.

Quel était en effet son secret? J’aurais dû lui poser la question in box, mais c’est trop tard. Dire que le 30 juillet dernier, soit quelques heures avant sa mort, elle m’a souhaité joyeux anniversaire. Ah que ça fait mal.

La dernière bise

C’était en juin dernier. Je revenais pour le deuxième dimanche consécutif de Maman Angebi. Deux fois de suite invité par notre consoeur Mamie Ilela pour la promotion de l’album de ma jumelle Élée Nzili. Deux fois de suite venant du lointain Plateau de l’Unikin pour voir les invités défiler devant vous et à la fin les mêmes excuses, la même promesse ferme pour le dimanche suivant… du mépris à mon égard. Je sortais donc de l’enceinte de la Voix du Zaïre et c’est alors que j’ai aperçu la belle Mopane:
-GABY tu es ici? Depuis quand? Elle descend alors de sa belle jeep, je descends de la mienne. C’est la bise de retrouvailles après tant d’années de séparation comblée fort heureusement par la fréquentation virtuelle. On se promet de nous relancer… Mais Dieu, c’était le dernier contact!

Que chanter pour Brigitte? Certainement  » Moninga wa nga » de Lucie Eyenga qu’elle interprétait merveilleusement bien. L’amie sympa est partie. Pour toi, j’invite Nana Mouskouri pour qu’elle chante pour nous « Adieu Angelina ».

Gabriel-René Kwambamba Mampem
Kinshasa, RD Congo.

1 comment

  • Vanité de vanité, tout est vanité. La RTNC est un véritable réseau des illuminantis et de la framanconnerie. Pour œuvrer là bas il faut participer aux cultes noirs. Ce terrain là est miné. C’est un véritable centre des sacrifices… Soki olei otondi te, komeka kosala na RTNC jamais. On va t’initier à des pratiques occultes… si tu n’es Pas à mesure directement tu passes 😝

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