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Tripartite: « Seulement 3 médias n’ont pas pu bénéficier des mesures de décrispation » (L. Mende)
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Tripartite: « Seulement 3 médias n’ont pas pu bénéficier des mesures de décrispation » (L. Mende)

Le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, a fait savoir que seulement 3 médias ( deux médias de Moïse Katumbi et l’autre appartenant à Jean Claude Muyambo dans la province du Haut-Katanga) qui font l’objet d’une décision judiciaire et n’ont pas pu bénéficier des mesures de décrispation accordée dans le secteur des médias.

Il l’a dit ce mercredi 11 juillet 2018 lors de son intervention dans les travaux de la tripartite CENI – CNSA – gouvernement tenus à l’immeuble de la territoriale à Kinshasa.

Aussi,a-t-il justifié, c’est au nom du sacro saint principe démocratique de la séparation des pouvoirs. « L’article 151 de la constitution interdit en effet à l’exécutif d’interférer dans les procédures judiciaires. Citation: » Le pouvoir exécutif ne peut donner d’injonction au juge J l’exercice de sa juridiction, ni statuer sur les différends, ni entraver le cours de la justice, ni s’opposer à l’exécution d’une décision de justice », a soutenu le porte parole du gouvernement.

Et d’ajouter qu’il n’appartient donc pas à un membre du gouvernement ni hier, ni aujourd’hui ou demain d’opposer des mesures administratives à des décisions judiciaires.

Lambert Mende a rappelé qu’un appel avait été lancé par ses services à l’ensemble des opérateurs et professionnels des médias concernés ou qui s’estimaient lésés en l’espèce.  » Après examen de tous les cas portés à notre connaissance, et au regard des pièces justificatives produites, tous les médias, je dis bien, tous les médias frappés par des mesures administratives tant au niveau national que local ont été rétablis dans leurs droits », a-t-il appuyé.

De ce qui précède, il a estimé avoir rempli l’engagement de son ministère en ce qui concerne les mesures de décrispation relatives au secteur des médias.

Par ailleurs, a-t-il laissé entendre, notre effort ne s’est pas limité à ce seul aspect.  » De concert avec les associations représentatives de la corporation des journalistes, nous avons effectivement entrepris un dialogue permanent et un travail pédagogique à l’intention des opérateurs des médias pour qu’ils s’imprègnent davantage des dispositions légales et des principes éthiques et déontologiques de leur profession au cours de cette période particulièrement sensible du processus électoral.

Pour preuve, Il a relevé que certaines ONG parmi les plus critiques envers le gouvernement ont reconnu, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse le 03 mai dernier, que malgré le foisonnement des médias et l’existence des moutons noirs dans leurs profession, on a rarement assisté à une telle décrispation des rapports entre les pouvoirs publics et les journalistes dans notre pays. L’association Journaliste en Danger (JED), rappelle-t-on, avait publiquement reconnu dans son rapport annuel que pour la première fois, aucun journaliste n’a été incarcéré sur l’ensemble du territoire national.

Il a dit mettre à profit cette tribune de la tripartite CENI, CNSA et gouvernement pour ramener à la surface le rôle des médias comme accompagnateurs privilégiés du processus de démocratisation d’une nation. Ce rôle, a-t-il dit, va au delà des seules élections qui ne sont qu’un des éléments dudit processus électoral.

Pour lui, la politique du gouvernement de la RDC en matière de communication et des médias s’articule tout naturellement autour de la promotion des capacités des opérateurs de ce secteur à permettre à leurs publics d’analyser aussi objectivement que possible les faits et les idées et de se détourner des inclinaisons haineuses et destructrices , suscitées par l’ignorance, l’obscurantisme, les fanatismes, les discriminations de divers ordres ainsi que les informations toxiques répandues aux quatre vents par des sources sectaires ou motivées par l’esprit de lucre ou le goût du sensationnel.

C’est la raison d’être, a-t-il indiqué, de la loi N°96-002 du 22 juin 1996 fixant les modalités de l’exercice de la liberté de presse qui détermine les infractions susceptibles d’être commises par voie des médias et qui fixe la sanction à appliquer en cas de leur commission par les cours et tribunaux du pouvoir judiciaire qui dans un État de droit démocratique sont les seuls attitrés pour juger et punir les personnes présumées auteurs de tels faits.

En conclusion, Lambert Mende Omalanga promet que son ministère continuera de veiller à la stricte application des mesures décrispation convenues par l’accord de la Saint Sylvestre. Mais, estime-t-il, l’accord ne saurait en aucune manière être considéré comme une sorte de proclamation d’impunité pour des délits qui pourraient être commis par les opérateurs des médias. « Tel n’a jamais été la volonté des partis prenantes à l’accord de la Saint Sylvestre », a-t-il conclu.

Clément Muamba Mulembue/TIMES.CD

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