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Kinshasa: UNFPA et UNESCO lancent un centre d’apprentissage professionnel pour filles non scolarisées
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Kinshasa: UNFPA et UNESCO lancent un centre d’apprentissage professionnel pour filles non scolarisées

Lancée le 1er juin 2018 dans la commune de la NSELE par la ministre de la Jeunesse et initiation à la nouvelle citoyenneté, Maguy Kiala, l’initiative « Kitumaini » a démarré ce vendredi 06 juillet 2018 sa phase de réalisation, principalement son volet appui aux adolescentes non scolarisées .

Ainsi, grâce aux soutiens financiers du Fonds des Nations Unies pour la population( UNFPA), l’UNESCO, l’ambassade du Canada en RDC et le gouvernement congolais ont accompagné l’ong Jeunesse en chaîne pour le développement (JCD en sigle) dirigée par les soeurs de la congrégation des filles de la charité pour la mise en place d’un centre d’apprentissage professionnel pour jeunes filles et adolescentes non scolarisées dans la commune de Lemba.

À cet effet, le centre Soeur Marie Bernard inauguré par le Représentant du Fonds des Nations-Unies pour la population, Dr Sennen Hounton, et celui de l’UNESCO, Abdourahamane Diallo, offre un apprentissage en coupe et couture, informatique, esthétique et art culinaire.

À en croire ces personnalités, ces formations visent l’autonomisation des adolescentes descolarisées et vulnérables.

Prenant la parole, le numéro Un du Fonds des Nations-Unies pour la population en RDC s’est dit heureux d’être en ce lieu, car dit-il, nous avons l’espoir pour toutes les adolescentes.  » Elles pourront grandir et atteindre leurs potentiels, le don que Dieu leurs a donné parce que nous sommes convaincus qu’à travers des actions similaires, vous allez sortir avec des atouts, capacités pour être autonomes, éviter des scénarios vécus lors des saynètes », a-t-il appuyé.

L’initiative Kitumaini, révèle-t-il, ne sera pas seulement à Kinshasa, Lubumbashi, Goma, mais dans plusieurs écoles et centres des autres provinces.

Aussi, a-t-il précisé, ils seront ouverts et permettront aux jeunes filles d’apprendre la couture, la cuisine améliorée, la coiffure, l’informatique et bien d’autres métiers. « Mais aussi pour les adolescentes qui sont dans les écoles, nous allons nous assurer que c’est ça le volet le plus important d’avoir les informations et services de santé de reproduction pour éviter les grossesses précoces, les infections sexuellement transmissibles, le VIH ».

Et de souligner: » c’est ici, que je salue le rôle de l’UNESCO. A travers lui, nous aurons de l’expertise, l’appui technique de qualité pour ce qui concerne l’éducation sexuelle complète, l’éducation à la vie mais nous aurons aussi des manuels pour permettre de former les enseignants pour pouvoir parvenir à ces deux types d’éducations à la vie et sexuelles ».

Par la même occasion, le numéro 1 pays du Fonds des Nations-Unies pour la population a remercié le gouvernement de la RDC, à travers la ministre de la Jeunesse, Maguy Kiala, avec laquelle ils ont finalisé la conception de ce projet. Il remercie aussi le gouvernement canadien qui a permis d’avoir ce centre à la disposition des filles adolescentes.

Aux jeunes filles adolescentes, le docteur Sennen Hounton a demandé de ne pas les trahir, mais plutôt d’interioser ces enseignements pour éviter des grossesses précoces, les infections IST, le VIH etc..parce que « nous avions mis à votre disposition l’information et service utile ».

Pour sa part, le représentant pays de l’UNESCO, Abdourahamane Diallo, a fait savoir que c’est un plaisir d’être à cet endroit le jour de l’inauguration de ce centre de formation, qui est avant tout l’expression de notre solidarité à l’endroit de nos jeunes et jeunes filles.

Et d’affirmer:  » dans le cadre de grande ensemble famille des systèmes des Agences des Nations-Unies que les fonds des Nations-Unies pour la population et l’UNESCO se sont mis ensemble pour apporter les pacquets de réponses, solutions pour aider les jeunes filles à se surpasser, se relever, à s’autonomiser en ne laissant personne de côté ».

Il a laissé entendre que son organisation va apporter sa contribution en complément de celle de l’UNFPA et des autres partenaires dans le domaine formel avec des manuels des programmes d’éducation à la vie, dans le domaine informel avec des programmes de l’alphabétisation.

Quant à la soeur Wivine, membre de la congrégation, elle a remercié l’UNFPA et l’UNESCO pour leur implication dans la réalisation de ce grand projet et pour l’aide appréciable qu’elles apportent à la population congolaise.

Signalons qu’avant ces différentes allocutions, une série des saynètes étaient présentées à l’assistance pour montrer les différentes réalités ou contraintes que rencontrent les jeunes filles adolescentes qui ne sont pas en mesure de s’autonomiser et qui n’ont pas d’informations utiles et nécessaires pour éviter les grossesses précoces, les infections sexuellement transmissibles, etc.

Rappelons-le, l’initiative « Kitumaini » (Espoir en Français) s’articule autour de quatre axes majeurs : l’éducation sexuelle complète ; le développement des compétences de vie courante ; l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive de qualité et adaptés aux besoins des adolescents ; et l’apprentissage d’un métier. « Kitumaini » cible les jeunes et adolescents en milieu scolaire et ceux en dehors du système scolaire.

Clément Muamba Mulembue/TIMES.CD

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