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Blessé de guerre en Afghanistan, Kevin Emeneya honoré par Emmanuel Macron
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Blessé de guerre en Afghanistan, Kevin Emeneya honoré par Emmanuel Macron

La France reste toujours reconnaissante au légionnaire Kevin EMENEYA qui a versé son sang pour la nation tricolore. A l’occasion de la Journée des blessés de l’Armée de terre, Emmanuel Macron, le chef de l’Etat français, a rendu visite aux pensionnaires de l’hôpital militaire des invalides où se trouve le fils biologique du chanteur congolais, King Kester Emeneya, décédé en 2014.

Au milieu d’une dizaines de photos et fanions accrochés aux murs, le caporal-chef Kevin EMENEYA, sourire aux lèvres, dans son plus bel uniforme, a été très ému de la visite du président français et sa délégation, dans la chambre qu’il occupe dans cette institution nationale des Invalides.

Ce grand fan du football porte à la chemise la médaille  militaire et la Croix de la valeur militaire, deux insignes qui lui ont été décernés à son retour d’Afghanistan.

«J’en suis très fier. On donne notre vie pour la France, les gens ne doivent pas l’oublier», glisse-t-il d’une voix calme, avec un petit sourire.

Rappelons que le fils de Kester Emeneya a été grièvement blessé à la tête lors d’une mission de l’armée française au front, il y a huit ans déjà.

Agé de 28 ans, Kevin EMENEYA fait partie de 80 pensionnaires qui vivent dans cet hôpital militaire parisien.

Né à Kinshasa, capitale, de la République Démocratique du Congo, le jeune soldat s’est engagé dès l’âge de 18 ans dans la Légion étrangère de l’armée française pour servir et défendre le drapeau tricolore.

Après plusieurs missions, il a été envoyé en Afghanistan, en pleine guerre contre les Talibans. Le 2 juillet 2010, un sniper en embuscade l’atteint à la tête alors qu’il est posté à la tourelle d’un véhicule blindé. Le casque n’a pas pu empêcher la balle d’atteindre une artère de son cerveau, et produit un effet de blast très puissant.

Rapatrié en urgence à l’hôpital militaire Percy, en banlieue parisienne, Kevin Emeneya ne doit son salut qu’à l’assistance  de sa mère déterminée à ne pas le «débrancher».

Après plusieurs années de rééducation dans un service des invalides, il parvient de nouveau à parler et à bouger la tête, même s’il a perdu l’usage de ses bras et de ses jambes.

Signalons qu’Emmanuel Macron est le deuxième président français à honorer le caporal Kevin et ses autres collègues militaires invalides, après François Hollande en 2014.

Jordache Diala/TIMES.CD

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