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Futi Ernest(PS-RDC): « Notre candidat à la présidentielle, Daniel Mwana-Nteba, est le Joker de l’Opposition »
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Futi Ernest(PS-RDC): « Notre candidat à la présidentielle, Daniel Mwana-Nteba, est le Joker de l’Opposition »

A bâtons rompus, Futi Tshialamba Ernest, coordinateur de la Jeunesse socialiste de la Lukunga, a décortiqué l’actualité nationale avec TIMES.CD. Divers sujets sont abordés, notamment la libération provisoire de Jean-Pierre Bemba, la dernière convention du PS-RDC et la candidature de Daniel Mwana-teba Tutu Kibondo, premier secrétaire national du Parti Socialiste, à la prochaine élection présidentielle prévue le 23 décembre 2018.

TIMES.CD: Le samedi 16 juin 2018, le parti socialiste a organisé une convention nationale. Quel bilan faites-vous de cette journée?

Futi Tshialamba Ernest: En effet, le Parti Socialiste a tenu à l’organisation de cet évènement de deux jours afin d’aborder plusieurs sujets nécessaires à son évolution dans l’espace politique congolais actuel, notamment sa stratégie générale de positionnement et la réflexion autour des propositions efficaces pour une sortie rapide de la crise politique qui perdure.

Pour ce faire, le parti a affirmé qu’il est d’ores et déjà prêt à aligner ses candidats à tous les niveaux des différentes circonscriptions en vue de conquérir le pouvoir démocratiquement lors des prochaines législatives. C’est aussi à l’issue de cette convention que nous, membres du Parti socialiste-RDC, avons désigné à l’unanimité Daniel MWANA-NTEBA TUTU KIBONDO comme notre candidat « président de la République » compte tenu des résultats positifs que nous avons obtenu depuis son accession à la tête du parti.

Et concernant les pistes de solutions de sortie de crise, le Parti Socialiste a martelé, de prime abord, sur l’obligation d’organisation des élections le 23 décembre 2018 afin d’éviter un soulèvement populaire cataclysmique. Cependant il faudrait que la CENI respecte 3 conditions pour éviter toute possibilité de fraude, notamment le rejet de l’usage de la machine à voter, la décrispation totale du climat politique par la participation de la diaspora aux élections et le nettoyage du fichier électoral à cause des 16,6% des électeurs sans empreintes, relevés par les experts de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF).

TIMES.CD: Au sujet de ladite candidature à la présidentielle, d’aucuns pensent que votre candidat n’est pas assez expérimenté et populaire pour faire l’unanimité, non seulement, au sein de l’opposition mais également de la population. Que pouvez-vous leur répondre?

Futi Tshialamba Ernest: Premièrement, la vision politique actuelle du peuple et des puissances internationales nous démontre que le changement par la nouveauté politique est la tendance du futur. En effet, le paysage politique du passé s’est terni à cause de la situation que traverse le pays causée par la mauvaise gestion dont s’est rendue coupable collectivement la classe politique congolaise, aussi bien de la majorité que de l’opposition par omission.

Voilà pourquoi nous avons également profité de ce grand rassemblement du 16 juin 2018 pour consolider nos liens avec les quelques partis alliés ayant répondu présents à notre invitation, tels que l’UNC, l’UDPS etc… en soutenant l’idée d’une candidature unique de l’opposition en vue de renverser la balance face à la Majorité Présidentielle. D’où la proposition d’un personnage politique n’ayant encore occupé aucune fonction gouvernementale entachée d’erreurs et susceptible de faire sombrer la confiance de la population en l’opposition congolaise, tel est le cas du candidat du PS-RDC « Daniel MWANA NTEBA TUTU KIBONDO ».

Deuxièmement, il s’avère que le premier secrétaire national du PS-RDC a gagné en notoriété pendant ces 5 dernières années grâce à ses prédictions politiques dans les médias soutenues par sa lutte ouverte contre la corruption et es antivaleurs incarnées par le pouvoir en place.

De plus, en 2014, celui-ci a été, non seulement, le premier à parler ouvertement dans les médias du glissement politique du président Joseph KABILA avant même que les yeux de la classe politique ne s’ouvrent sur la question. Mais aussi, il a été l’un des motivateurs de la coalition de l’opposition « RASSOP » à Genval en faisant partie des premiers alliés-signataires.

De ce fait, nous pensons à juste titre que son parcours, immaculé d’accusations populaires, et la visibilité grandissante de notre parti implanté dans la quasi-totalité des provinces de la RDC, font de Daniel MWANA-NTEBA TUTU KIBONDO la personne de choix, car n’étant pas non plus tributaire des erreurs d’un système politique dont il aurait été complice. Et si l’opposition pense vraiment au bien collectif, elle devrait soit considérer notre candidat comme JOKER, soit désigner un candidat ayant le même profil.

TIMES.CD: Nous avons retenus plusieurs éléments de votre résumé de la convention du PS-RDC dont la volonté d’aligner de nouvelles candidatures aux législatives. Doit-on espérer que vous proposiez la vôtre? Et pour laquelle ?

Futi Tshialamba Ernest: Je crois qu’il est évident que nous, cadres du PS-RDC qui nous sentons capables d’apporter quelque chose au pays à l’échelle nationale ou provinciale, posions clairement nos candidatures dans la prochaine course législative. Ainsi, je vous annonce que j’envisage fortement une candidature pour la députation. Cependant, le choix entre celle provinciale ou nationale n’est pas encore fait car je suis conscient que les enjeux ne sont pas les mêmes, bien que ma popularité au sein de ma circonscription « Lukunga » m’ouvre plusieurs opportunités. Voilà pourquoi, je prends encore mon temps avant de donner plus de précisions

TIMES.CD: Le 12 juin 2018, nous avons eu l’écho de la libération provisoire de l’ex vice-président Jean-Pierre BEMBA, pensez-vous que celle-ci vienne changer la donne au sein de l’opposition ? Notamment sur le choix du candidat unique de l’opposition ?

Futi Tshialamba: A cette question, je préfère dissocier mon opinion de celle du parti socialiste–RDC du fait d’abord que nous n’avons pas encore abordé la question, ensuite du fait que monsieur Jean Pierre BEMBA ne s’est pas encore prononcé au sujet des probabilités de sa future candidature. Donc, il est prématuré, à mon avis, d’envisager un changement de leadership du simple fait de sa libération. Et en plus, celui-ci a été coupé de la vie politique congolaise pendant 10 ans. Ainsi, je doute fort qu’il ait la totale maitrise des enjeux politiques actuels sans un inévitable ralliement à l’opposition restée sur terrain, malgré l’implication de madame BAZAIBA Eve, secrétaire générale/MLC.

Cependant, personnellement, je pense que son retour dans le paysage politique pourrait apporter beaucoup de poids à la démarche de l’opposition autant sur le plan national qu’international, à la condition qu’il y ait un consensus car malgré le retentissement que pourrait avoir le retour de monsieur BEMBA au pays, il ne pourrait malheureusement pas remporter seul les élections. Et ces propos n’engagent que moi.

TIMES.CD: un dernier message à l’opinion publique?

Futi Tshialamba Ernest: Je tiens tout d’abord à vous remercier pour la considération que vous afficher envers mon combat au sein du PS-RDC, puis je remercie tous les membres du PS-RDC répartis dans tout le pays et plus particulièrement la jeunesse socialiste de ma circonscription pour toute son implication ainsi que sa discipline dans le combat pour la liberté et l’amélioration des conditions sociales initié par nos pairs.

Je profite également de cette occasion pour attirer l’attention des autorités politiques ainsi que celle de la police nationale sur les multiples persécutions vécues par la jeunesse qui ne fait rien d’autre que réclamer son droit fondamental à la liberté de vote et de vie paisible dans sa mère-patrie qui est la RDC. Sans oublier que l’imputation de toutes ces disparitions des membres de l’opposition leur reviendra, soit du fait de leur négligence soit du fait de leurs actions souvent disproportionnelles. Voilà pourquoi je ne cesserai de rappeler les noms de quelques-uns de nos membres disparus étrangement jusqu’à ce jour pour avoir manifesté publiquement leur ras-le-bol quant à la situation du pays et dont les familles ne cessent de réclamer les recherches : Mongengo Mike(membre de la JS/Limete), Tata Domis Exaucé(représentant JS/Matete), TSHITUKA TSHITUKA Christelle(représentante JS/Bandalungwa) et Kiaba N’sel Héritier (représentant JS/Kasa-vubu).

Et je terminerai en ces mots : « Tout coule, tout passe, rien ne demeure » Le changement est dorénavant inévitable car toutes les manœuvres politiques ont atteint leurs limites. Ainsi, il faudrait que chacun prenne conscience de son implication dans les différents problèmes dont souffre le pays, et fasse le nécessaire pour corriger les erreurs avant que l’heure du jugement populaire n’arrive. Et j’insiste qu’il aura lieu tôt ou tard car aucun peuple ne reste assujetti éternellement.

Propos recueillis par Francis Otshudi/TIMES.CD

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