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Juvenal Munubo : « Le statut des anciens présidents n’est pas gage d’impunité »
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Juvenal Munubo : « Le statut des anciens présidents n’est pas gage d’impunité »

La loi portant statut des anciens présidents de la République élus est un signal qu’on se dirige vers les élections, a indiqué le député national de l’Union pour la nation congolaise (UNC), Juvenal Munubo Mubi, le mercredi 20 juin 2018 à l’ouverture de la session extraordinaire au palais du peuple.

Mais, a-t-il prévenu, ce n’est pas suffisant, il faut d’autres signaux, notamment, la mise en application des mesures de décrispation, un bon plan de décaissement de fonds alloués à la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

« Il ne faut pas que cette loi soit gage d’impunité. C’est vrai, il y aura des avantages pour une sortie honorable et pour une alternance pacifique. Mais elle ne doit pas consacrer l’impunité », a laissé entendre Nuvenal Munubo.

Insistant sur l’impunité, ce proche de l’opposant Vital Kamerhe a souligné : « Durant la gouvernance du président Joseph Kabila, tout n’a pas été correct. Nous voulons une alternance pacifique. Il peut y avoir des problèmes, mais des responsabilités doivent être établies, ça peut être des crimes économiques ou d’autres crimes ».

Et de soutenir : « Ce n’est pas parce que nous voulons l’alternance, qu’on doit passer l’éponge et oublier tout ce qui s’est passé lors de sa gestion ». Il a ajouté : « Le statut des anciens présidents est une loi qui rentre dans le principe de Justice et paix, mais n’oublions pas les exigences de la Justice ».

À la question de savoir si cette proposition de loi vient taire les rumeurs ou les intentions du président Joseph Kabila de briguer un 3e mandat, L’élu du Nord Kivu est resté prudent. « Ce n’est le seul signal qu’on veut, car, dit-on, une hirondelle ne fait pas le printemps », a noté Juvenal Munubo.

Aussi a-t-il promis, par la même occasion, de veiller sur l’examen de la loi sur les défenseurs des droits humains afin qu’elle ne soit pas liberticide et que les personnes concernées ne soient pas dans le viseur du Pouvoir en place. Rappelons-le, la session’ extraordinaire ouverte le mercredi se clôturera le 19 juillet prochain.

Clément Muamba Mulembue/TIMES.CD

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