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She Okitundu plaide pour un membre africain permanent au Conseil de sécurité

En marge de la fête de l’Afrique célébrée le 25 mai de chaque année, une réception a été organisée à Kinshasa par le Vice-Premier ministre en charge des Affaires Étrangères, Léonard She Léonard Okitundu. C’était en présence de l’ambassadeur Abdou Abarry, représentant spécial du président de la Commission de l’Union africaine et chef du Bureau en RDC, ainsi que des membres gouvernement et corps diplomatiques.

Selon le compte twitter du ministère des Affaires étrangères, le chef de la diplomatie congolaise a tracé les grands défis l’Union africaine, à savoir, la réparation de l’injustice historique au Conseil de Sécurité où l’Afrique manque des membres permanents.

Il y a également l’autofinancement de l’Union africaine, la concrétisation de l’agenda 2063, la diversification de l’économie et la transformation locale des matières, sédentariser les jeunes, les migrations et la lutte contre le réchauffement climatique.

She Okitundu a rappelé aux partenaires de se conformer aux principes fondateurs de l’ONU, entre autres, l’égalité souveraine et la non ingérence. « C’est dans cet esprit que le gouvernement de la RDC a décidé de financer sur fonds propres son processus électoral. c’est une question de souveraineté et de dignité », a-t-il soutenu.

Le VPM en charge des Affaires a salué l’appui et l’accompagnement permanents et positifs de l’Union africaine au processus politique en RDC. « L’implication précieuse de l’UA a contribué aux avancées majeures reconnues lors du dernier briefing du Conseil de sécurité, par la CEEAC et double Troïka du Sommet de la SADC », a-t-il ajouté

A travers cette célébration, le représentant pays de l’UA a fait savoir que son organisation vise à « créer, maintenir et sensibiliser le grand public sur le thème de 2018 : gagner la lutte contre la corruption: un chemin durable vers la transformation de l’Afrique »

Rappelons-le, l’Organisation de l’Union africaine (OUA) fut créée le 25 mai 1963 à Addis-Abeba, en Éthiopie, sous le parrainage du négus Haïlé Sélassié. À cette époque, cette structure panafricaine naissante avait pour objectif de réunir les 32 États qui venaient d’accéder à l’Indépendance, mais aussi aider les peuples qui n’étaient pas encore libres à se défaire du joug colonial.

L’idée avait pourtant germé quelques années plus tôt. Dès 1958, alors que la plupart d’entre eux étaient encore sous domination européenne, le premier congrès des États africains indépendants s’était réuni à Accra, au Ghana, à l’invitation de Kwame Nkrumah.

Les participants, à peine une dizaine de représentants des futurs 54 pays africains, appelèrent à la création d’une Journée de la liberté africaine, afin de marquer chaque année les progrès en cours dans le mouvement de libération et symboliser la détermination des peuples d’Afrique à se libérer de la domination étrangère et de l’exploitation.

C’est dans cette optique que la journée du 25 mai a pour but symbolique de souligner la nécessité de renforcer l’unité et la solidarité des États africains, selon sa charte.

Clement Muamba Mulembue/TIMES.CD

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