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Grève des taximen: la BCC, la PNC, l’Hôtel de ville et l’ACCO en quête d’une solution ce mardi autour de Joseph Kapika
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Grève des taximen: la BCC, la PNC, l’Hôtel de ville et l’ACCO en quête d’une solution ce mardi autour de Joseph Kapika

En réponse au mouvement de grève des conducteurs qui a ébranlé la capitale, le lundi 21 mai 2018, le ministre d’État en charge de l’Economie nationale, Joseph Kapika, a confirmé que les revendications des chauffeurs seront étudiées dans une réunion convoquée ce mardi 22 mai 2018. Y prendront part, la Banque centrale du Congo(BCC), la Police nationale congolaise(PNC), l’Hôtel de ville, les transporteurs privés et publics.

D’ores et déjà, le ministre lance un appel à tous les chauffeurs, pour qu’ils reprennent leur travail. « Je ne suis pas aussi d’accord avec les présidents des parkings, qui ont exercé des pressions sur les chauffeurs », a-t-il fait savoir.

Au sujet du prix du carburant, le ministre fait remarquer que le réajustement s’est effectué au regard du prix observé sur le marché mondial où le pétrole et le carburant sont en ébullition.

Joseph Kapika fustige le comportement de la population qui détruit les véhicules de l’Etat et des privés. « Nous pouvons avoir la joie de casser un véhicule, mais nous augmentons nos peines. Nous privons l’Etat de ce moyen de transport que nous prenons tous à un prix abordable. Mettez-vous aussi à la place d’un particulier qui investit dans un bus. Vous le détruisez. Vous lui privez des moyens de substance, mais aussi toute sa famille », a-t-il interpelé.

Quant à la rareté de petites coupures, le ministre d’Etat a rassuré avoir contacté la Banque centrale du Congo (BCC) et que cette dernière a promis de remédier à cette situation.

Parlant des tracasseries policières dont sont victimes certains chauffeurs, Joseph Kapika a déploré l’utilisation de voitures communément appelées « Ketch » par des bandits à main armée qui opèrent nuit et en plein jour dans la capitale. Il n’encourage pas ces tracasseries, mais n’approuve non plus que ces bandits qui volent, violent et extorquent la population continuent à opérer avec ces voitures. D’où, la nécessité du contrôle.

Pour sa part, le président provincial de l’ACCO appelle la population à l’apaisement et indique qu’avec le gouvernement, ils sont en train de travailler pour que la situation redevienne à la normale.

Rappelons que la matinée de lundi 21 mai a été paralysée à Kinshasa par manque de taxi et des taxi-bus.

Selon l’Association des chauffeurs du Congo (ACCO), ses sociétaires protestent contre les tracasseries dont ils sont victimes de la part des hommes en uniforme et des agents des différents services urbains commis au transport.

Ils dénoncent également la nouvelle tarification du transport et demandent aussi la baisse du prix du carburant.

Clément Muamba/TIMES.CD

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