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UNC et Alliés : Pas de machine à voter dans la Constitution…

Le groupe parlementaire UNC et Alliés a fustigé l’usage de la machine à voter aux prochaines élections. « Le recours à la machine à voter n’est prévu ni par la Constitution, ni par la loi électorale actuelle », a fait savoir, le mercredi 16 mai 2018, ce groupe des députés de l’Opposition.

A en croire ces proches de Vital Kamerhe, l’usage de la machine à voter aux prochains scrutins est non seulement illégal. mais il pose également de problèmes au lieu de les résoudre.

« Si quelques intellectuels peuvent essayer de la manipuler, elle sera, si elle est acceptée sans texte, un instrument de tricherie surtout chez les analphabètes. C’est cette catégorie de l’électorat qui est plus visé, vu son importance et sa diversité. Personne ne sait qui détient la clé du logiciel de cette machine », ont-il soutenu.

Les élus du parti de Vital Kamerhe mettent en garde la Commission électorale nationale indépendance (CENI) contre tout excès de pouvoir en insistant sur le recours de la machine à voter.

« Nous avons à plusieurs reprises démontré qu’avec l’actuelle loi électorale qui a introduit le seuil de représentativité comme l’une des conditions d’éligibilité et les frais de dépôt des candidatures, le travail de la Centrale électorale était simplifié », ont-ils expliqué.

Et d’ajouter : « Nous avons mis en évidence le fait qu’à ce niveau du droit électoral positif congolais, les supports d’émission des votes relèvent de la compétence du Parlement et cette compétence est constitutionnelle ».

Signalons par ailleurs que le point de vue du groupe parlementaire UNC et Alliés sur ce sujet a été appuyé par le chercheur Moïse Musangana auteur de l’ouvrage : « Qu’est ce que le vote électronique ? Qu’est ce que la machine à voter ? CENI : un choix hypothétique et peu rassurant »

L’Opposition a littéralement fait bloc contre l’usage de la machine à voter le 23 décembre. Les plateformes Ensemble pour le changement, MLC, UNC, CNB, UDPS ont fait une déclaration commune le mercredi 11 avril 2018 pour rejeter ce système de vote par écran tactile. Pour ces poids de lourds de l’Opposition, cette technologie présente des risques de tricherie à grande échelle.

Clément Muamba Mulembue/TIMES.CD

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