Titre:JISF:La corporation des sages femmes appelle le gouvernement à accélérer l’agrément des écoles et formaliser leur dénomination

La Journée Internationale de la Sage-femme a été célébrée, le samedi 5 Mai 2018, au salon rouge de l’hôtel du Gouvernement à Kinshasa. Thème de l’événement : « Sages-femmes, ouvrons la voie à la qualité des soins ».

Au cours de la cérémonie présidée par le ministre Oly Ilunga Kalenga de la Santé publique, le président de l’Association des sages femmes de la RDC, Ambrocckha Kabeya, a saisi l’opportunité pour faire une série de recommandations au ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire. Il a aussi demandé d’accélérer l’agrément des écoles autorisées à former les sages-femmes, suivre l’effectivité de l’application des programmes sage-femme sur toute l’étendue de la RDC et uniformiser les modules de formation de la sage femme dans toutes les écoles de formation.

Aux partenaires techniques et financiers, le président de l’association des sages-femmes a demandé de continuer l’appuie de la Scosaf en tant qu’organisation, d’appuyer l’extension de la Scosaf dans toutes les provinces de la RDC et de continuer l’appui à la formation initiale en SONU dans les structures.

Dans le même registre, il a recommandé au ministère de la Santé de formaliser la reconnaissance de la dénomination sage femme en lieu et place de l’accoucheuse, à l’instar du ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire, de repositionner la sage-femme dans le projet de la nouvelle loi cadre de la santé et PNDRHS comme catégorie professionnelle autonome, corps de métier et actrice principale dans l SRMNEA.

Pour sa part Oly Ilunga Kalenga, Ministre de la santé publique a rappelé que nous sommes réunis ici pour célébrer la Journée internationale de la sage femme qui pour lui joue un rôle vital pour les femmes et le nouveaux nés en les aidant à traverser l’étape de la grossesse à la naissance en toute sécurité surtout en leurs prodiguant des soins respectueux.
« Il est bien évident la bonne qualité des soins rime avec un personnel compétent, des structures de soins équipées et un financement adéquat » a-t-il fait savoir.

Et d’affirmer convaincu que la sage femme est le premier recours, le maillon professionnel incontournable dans le suivi et l’évolution de la santé de reproduction pour le bien être de la mère et de l’enfant.

En effet, le gouvernement sous le leadership de son excellence, Chef de l’État Joseph Kabila Kabange a inscrit dans ses priorités la couverture sanitaire universelle pour donner à tous l’accès à des soins de base de qualité en donnant la priorité à la mère et à l’enfant.

Pour lui, le droit à la est un droit fondamental pour toutes personnes humaines ainsi comme on l’a dit, on ne doit plus mourir pour des causes évitables en donnant l vie ou en venant au monde. « Ainsi, le gouvernement de la République ne ménagera aucun effort pour renforcer la régulation de cette profession noble de la sage femme afin de lui permettre de jouer pleinement le rôle crucial qui lui revient dans la réduction de la mortalité maternelle et néonatale » a martelé l’ancien médecin de feu Étienne Tshisekedi.

Il poursuit qu’en tant que décideur, « nous avons l’obligation de favoriser toutes les conditions propices à la survie de l’individu et l’une de ses conditions prioritaires est la formation des sages femmes compétentes « renseigne-t-il.

Et d’annoncer que le Premier Ministre, Chef du Gouvernement Bruno Tshibala Nzhenzhe a approuvé la mise sur pied dans les prochains jours du cadre de concertation entre les Ministères de l’enseignement supérieur et universitaire et celui de la santé publique qui sont respectivement producteur et utilisateur de toutes les catégories des professionnels de la santé.

Le Patron de la santé nationale en Rdc, Oly Ilunga Kalenga a conclu son propos en remerciant les différents partenaires pour leur engagement et dévouement au côté du gouvernement de la République démocratique du Congo.

En ce jour, Docteur Sennen Houton, Patron de l’UNFPA/Rdc a exprimé sa solidarité à toutes les sages femmes du monde et salué leur engagement à sauver des vies humaines et leurs contributions dans la réduction de la mortalité maternelle et néonatale.

Il a promis de continuer à former et mettre en service un plus grand nombre des sages femmes, car dit-il, les sages femmes jouent un rôle essentiel dans la réalisation des objectifs de développement durable. Et conscient de ce rôle capitale dans la survie de la mère et du nouveau né que l’UNFPA a choisi de continuer à investir dans les sages femmes afin d’accélérer la marche vers l’atteinte des Objectifs de développement durable N°3.

Le représentant pays de l’UNFPA a rappelé que son organisation aide actuellement à travers le monde à former et soutenir des milliers de sages femmes dans plus de 100 pays. S’agissant de la Rdc, Il a souligné que l’UNFPA est engagé dans un partenariat durable et fructueux avec les sages femmes et le gouvernement pour l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle et néonatale.

Dans le même registre, Il a révélé que son organisation appuie le ministère de l’enseignement supérieur et universitaire en renforçant les capacités des établissements pour assurer une formation de qualité pouvant aboutir à la production des sages femmes bien formées en nombre suffisant pour garantir l’assistance nécessaire à chaque femme au cours de l’accouchement.

Et de conclure qu’en partenariat avec le Ministère de la santé publique, l’UNFPA appui le renforcement des capacités des sages femmes et du personnel qui assistent les accouchements en fournissant les produits contraceptifs et même des plaidoyers pour l’utilisation rationnelle des accoucheuse et sages femmes et une bonne régulation de la profession.

Signalons que la célébration de ladite journée a été marquée par des petites scenettes en rapport avec le travail quotidien de la sage femme dans les différents centres et hôpitaux en République démocratique du Congo.

 

Clément Muamba/TIMES.CD

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