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Lubero : Un curé accusé de complicité dans l’incendie de la résidence du chef de l’Etat
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Lubero : Un curé accusé de complicité dans l’incendie de la résidence du chef de l’Etat

L’abbé curé de la paroisse de Lughutu en territoire de Lubero au Nord-Kivu est réclamé par l’auditorat militaire supérieur près la cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu. L’auditeur a envoyé une correspondance à l’évêque du diocèse de Butembo-Beni demandant de le mettre à la disposition de la Justice.

Le prélat catholique est poursuivi pour le rôle présumé de disponibiliser le véhicule et le chauffeur de la paroisse aux miliciens auteurs de l’incendie de la résidence du chef de l’Etat à Musyenene en décembre 2017, pour le transport des biens pillés à la maison présidentielle jusqu’à Masereka où était basé le quartier général des Mai-Mai .

La Société civile coordination du territoriale de Lubero parle d’une arrestation arbitraire. « Cela inquiète plus d’une personne étant donné que les leaders communautaires et les acteurs de la Société civile qui vivaient dans des agglomérations contrôlées par des miliciens étaient obligés de se soumettre à leurs ordres comme trouver de la nourriture ces derniers », défend Georges Katsongo, président de cette structure.

« Il fallait d’abord que l’auditorat militaire puisse faire des analyses approfondies avant de procurer à des arrestations arbitraires des leaders qui s’efforçaient de sauvegarder la quiétude de la population en détresse dans des zones sous contrôle des groupes armés », argue-t-il.

À en croire le lieutenant Colonel Jean-Baptiste Kumbungoma, substitut de l’auditeur militaire supérieur du Nord-Kivu, 6 autres personnes dont Muhindo Kahusa et Mumbere Kibambasi, respectivement président de la Société civile locale et de la Fédération des entreprises du Congo (FEC)Lughutu, ainsi que le chef de la localité et le pasteur d’une église de réveil de Masereka sont également aux arrêts.

Ils sont accusés d’avoir ravitailler les miliciens en argent, vivres et non vivres, et en renseignements pour attaquer la résidence du président Joseph kabila à Musyenene dans le territoire de Lubero.

Rappelons que la Société civile de Lubero ne cessait de dénoncer les tracasseries des miliciens Mai-Mai dans plusieurs villages. Ces miliciens percevaient des taxes illicites, procédaient à des détentions illégales de certains habitants, instauraient des travaux communautaires forcés, et les contrevenants étaient soumis à des punitions sévères.

Georges katsongo indique qu’actuellement la situation sécuritaire est devenu calme après des opérations militaires lancées contre des groupes armés, et la reddition de certains grâce à la sensibilisation menée par les services militaires en collaboration avec les forces vives.

Delphin Mupanda/Times.cd

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