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Pleurs et grincements de dents à la MIBA: des retraités jetés dehors sans retenue !

maisons miba

« Je suis veuve depuis 2 ans déjà. Mon défunt époux à été engagé alors qu’il sortait de l’université. Imaginez quelqu’un qui s’est dévoué toute sa vie à donner le meilleur de lui-même pour le bien de la Miba. Il a été envoyé en pension en 2012 sans un sous! Et maintenant ils envoient plus de 50 policiers pour me jeter, mes enfants et moi, dans la rue sous prétexte qu’il faut reloger des agents actifs! Comme une vulgaire criminelle! Je n’en disconviens pas mais pour que je libère la maison, que la Miba paie le décompte de mon défunt époux… ». Les yeux remplis des larmes, maman M.B. a confirmé à TIMES.CD qu’elle en a marre des humiliations et est prête à libérer la maison à condition que sa famille et elle soient définitivement honorées.

En effet, depuis près de deux semaines, la Société minière de Bakwanga (MIBA) procède à la récupération de ses maisons encore occupées par les retraités. Les méthodes sont souvent fortes, brutales et violentes. D’où les protestations des familles victimes.

Face à cette brutalité, le regroupement de la jeunesse MIBA a projeté une marche de protestation ce lundi 9 avril que le maire de Mbuji-Mayi a rejetée à cause de l’illégalité de l’association.

Jusqu’ici une quinzaine de maisons de la ville MIBA sont déjà frappées, alors que près de 150 retraités s’inquiètent sur leur avenir.

A en croire des sources sur place, une commission de délogement est mise en place pour exécuter cette décision. Elle est constituée d’un OPJ de la brigade minière, des membres du bureau de logement pour la ville MIBA, des membres du bureau de logement pour les cités des ouvriers. L’ANR, la police et les FARDC appuient cette opération.

Les dirigeants de la MIBA, pour leur part affirment que l’opération se déroule dans le respect des procédures et de la dignité humaine.  » Notre souci est de récupérer ces maisons afin de répondre aux nombreuses demandes de logement des agents encore actifs » ont-ils déclaré à la radio onusienne.

Quant à ceux qui gardent les maisons parce que n’ayant pas encore reçu leurs indemnités de sortie, la hiérarchie de la MIBA estime que la maison ne fait pas partie de la base de calcul des indemnités. C’est juste un avantage en nature à l’instar d’une voiture de service que l’on rend après le contrat.

Dossier à suivre.

Tchèques Bukasa/TIMES.CD

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