Beni : manifestation populaire suite à la tuerie de 11 civils !

Une vive tension règne dans la ville de Beni depuis ce matin du mercredi 28 mars 2018. Et pour cause ! Une nouvelle attaque des présumés rebelle ougandais dits ADF qui a causé la mort d’au moins 11 personnes le mardi 27 mars 2018 à Beni-ville.

Ces incursion ont été localisées précisement à Buili, Talyata et Sobiede dans la commune de Rwenzori aux environs de 19 heures 30 minutes lorsque des armes lourdes et légères ont commencé à retentir.

Ces tirs se sont fait entendre jusque vers 21 heures 45 minutes. La peur dans les ventres, les habitants ont déserté leurs habitations et se sont refugiés dans des familles d’accueil. Dans un brouhaha sans pareil, plusieurs enfants se sont retrouvés séparés de leurs parents .

Ce mercredi matin, 11 corps des civils ont été découverts. Certains tués par balles et armes blanches, tandis qu’on denombre plusieurs disparus. Par ailleurs, ces assaillants ont emporté des biens des particuliers, notamment des animaux de la basse cour et plusieurs autres bêtes.

La ville de Beni sous une vive tension, les engins de la Monucso font le tour de la ville

Beni paralysée

En marge de ces nouvelles tueries, des manifestations de colère ont éclaté à Beni. Kiosques et pneus brûlés sur le macadam au niveau du marché central de Kilokba, à Matonge précisément au parking Nyavya et dans plusieurs coins de la ville.

Courroucés, des jeunes gens ont empêché des engins de la Monusco de circuler. Quant aux casques bleus, ils ont essuyé des projectiles des manifestants en colère. Des sources sur place ont indiqué que les FARDC et la police ont fait usage des balles réelles et des grenades lacrymogènes pour maîtriser les manifestants éparpillés dans plusieurs endroits.

Face à ces violences, les activités socioéconomiques de Beni sont paralysées. Boutiques, magasins, banques et autres maisons de commerce n’ont pas ouvert. Aucune trace des étudiants de différentes institutions d’enseignement dans les rues de Beni.

Notons que jusqu’ici les autorités tant civiles que militaires de la RDC n’ont pas encore communiqué sur cette situation et plusieurs manifestants se sont fait arrêter par des forces de l’ordre dont les FARDC et la police

Delphin Mupanda/TIMES.CD

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